Plus de 1600 offres d’emplois via Autorecrute et 400 postes à pourvoir proposés par les 33 exposants, le Salon de l’emploi promettait une nouvelle fois de riches échanges pour sa 9e édition, et la première de l’année 2018. A l’ouverture des portes, ce jeudi 22 mars, la trentaine de distributeurs, centres-autos, équipementiers et autres centres de formation attendaient de pied ferme les plus de 1000 inscrits, dont 950 ont été sélectionnés en amont de cette journée. Une journée de grève nationale qui a empêché la venue de deux exposants (certains ont même dû partir en début d’après-midi et quelques candidats n’ont également pas pu se déplacer sur Paris).

Au milieu des exposants désormais historiques, quelques petits nouveaux ont fait leur apparition dans les stands du salon, comme Best Drive et Oscaro. Mais à chacun sa problématique de recrutement. Le réseau de distribution pneumatique du groupe Continental a voulu repérer des profils qualifiés de mécaniciens, un métier jugé "pénurique":

« Trouver un bon mécanicien est difficile et si c’est le cas, il ne touche pas forcément à tout ou alors il est vite embauché. Ce salon est intéressant puisque les candidatures sont filtrées et donc qualitatives », souligne le personnel RH Best Drive.

Le pure player Oscaro s’est concentré sur la recherche de téléconseillers, un nouveau métier créé par ses soins. « Nous sommes en pleine création d’une plateforme donc nous recrutons énormément. Mais les candidats ne connaissent pas ce métier et sont finalement peu qualifiés. Nous devons communiquer aujourd’hui sur ce salon pour trouver nos perles rares et j’espère qu’il portera ses fruits », explique Aminata Diop, assistante RH chez Oscaro.

Pour combler ainsi ce manque, ces deux acteurs de l’automobile n’hésitent pas à multiplier les canaux de recrutement et sont finalement présents partout pour recruter, sur les réseaux sociaux, chez Pôle Emploi, Indeed, Le Bon coin, etc.

Plus on se balade dans les allées du salon, plus on se rencontre que les autres exposants connaissent également cette problématique de recrutement et que finalement, ils multiplient eux-aussi leurs chances de trouver le bon profil via d’autres outils ou solutions. Par exemple le groupe Sobrifie, aux 20 concessions et 800 employés, a développé un espace entièrement dédié sur son site Internet, comme beaucoup d'autres, pour y centraliser toutes ses offres d’emplois. Christophe Burgade, directeur de Val des Nations et Etoile Rive Est, met également aussi de sa personne pour recruter puisqu’il scrute également le réseau social LinkedIn, alors soit pour y poster des offres ou soit pour y trouver le candidat idéal.

« Nous sommes obligés de nous diversifier dans notre recrutement car nous avons en permanence des postes à pourvoir. Il faut rester à l’affût parce qu’on ne reçoit plus autant de CV de façon naturelle qu’avant », ajoute-t-il.

Multiplier les canaux de recrutement pour être complémentaire car selon les discours des uns et des autres, « on ne retrouve pas les mêmes candidats sur les réseaux sociaux ou Le Bon Coin que lors des événements physiques comme des salons ».

Motor K, qui a présenté 5 postes à pourvoir pendant le salon, a une stratégie bien ficelée concernant le recrutement avec son site « carrières ».

« Nous faisons très attention au mobile, que toutes nos offres y soient bien lues et responsive. Car on note quand même que 67% des candidats cherchent et regardent les offres d’emplois sur leur téléphone ».

Mais pour se constituer un vivier de candidats, à les entendre « l’humain, les rencontres, les échanges et le parrainage comptent toujours autant. D’où l’importance des salons encore ».

Bertrand Ricq, directeur du Salon de l’emploi, rappelle que « ce forum est en France, le seul dédié exclusivement aux métiers du secteur auto. L’occasion pour les candidats de rencontrer directement les recruteurs, d’élargir ainsi leur réseau professionnel et surtout, de déclencher de nouvelles opportunités d’embauche ».