Tous les exposants sont unanimes : Lyon est un salon de vente. Si la  manifestation fait la part belle à quelques avant-premières nationales (15 au total), telles que les nouvelles Opel Astra, Honda HRV, Renault Talisman, Infiniti Q30, Nissan Navara, et aux voitures de prestige (Ferrari 488 Spider, Jaguar XF), c’est bien la dimension commerciale qui prime cette année.

En 2013, l’absence de plusieurs marques majeures (Renault, Peugeot, Audi…) conjuguée à un marché automobile en berne avaient eu raison de l’évènement lyonnais. Dès lors, les organisateurs ont choisi de revoir leur copie. Les velléités internationales ou haut de gamme formulées il y a quelques années ont été abandonnées au bénéfice du pragmatisme et de la simplicité.

Un format plus court (5 jours), une superficie réduite (40 000 m2), des stands moins clinquants (plus de structures de rang 1) répondant aux mêmes standards…la nouvelle formule séduit. « Ils sont su créer une vraie osmose  entre les marques », convient Patrick Vialettes, responsable marketing à la direction régionale de Lyon. Les tarifs sont affichés sur les pare-brise dans un esprit qui rappelle davantage les foires automobiles que le Mondial de Paris. Au final, pas moins de 45 marques ont répondu présentes sur le salon, dont Aston Martin, Lamborghini, Bentley, Porsche, Tesla.

Les groupes unissent leurs forces
Aidés financièrement par le constructeur, les principaux groupes régionaux sont sur le qui-vive sur les stands mais également sur l’espace extérieur consacré aux essais. « Cette participation est plus ou moins importante selon les marques mais elle est vraiment précieuse », indique Claude Winckler, directeur  général délégué chez Atlantic Automobiles (groupe Vulcain). Présent sur la manifestation via les marques Volvo, Opel, Kia, Honda et Mazda, l’opérateur entend commercialiser plus de 170 unités. Entouré de Financial Manager et de représentants des captives et de sociétés de financement, le groupe n’hésite pas à mettre en avant les mensualités sur les pares brises des véhicules.

Des objectifs de vente clairement identifiés
Certains opérateurs concurrents ont également choisi d’unir leurs forces commerciales sur un même stand. Ainsi, les vendeurs des groupes Bernard et Delorme se relaient sur l’espace consacré à Nissan. « C’est très fairplay », précise Christophe Clary, responsable d’Infiniti center Lyon (Groupe Bernard). Les groupes Coquillat, Deruaz et Thivolle représentent la marque Hyundai. Les conseillers commerciaux et chef de vente des établissements RRG de Lyon et  du groupe Levotre se livrent une petite compétition sur le stand de la marque au losange, qui fait la part belle aux Kadjar et Tasliman. « Nous avons mis en place un challenge et des incentives qui portent sur la vente du véhicule à particuliers, le financement ainsi qu’une animation sur la gamme Renault Sport », explique Patrick Vialettes, qui vise un volume de 200 ventes sur les cinq jours, soit autant qu’en 2011 sur dix jours.
200 transactions, c’est aussi l’objectif affiché par le groupe Delorme, qui représente les marques Volkswagen, Seat, Skoda, Audi et Nissan. « Ce salon doit représenter l’équivalent d’un 13e mois de ventes à particuliers », confie Olivier Delorme, dirigeant du groupe éponyme. L'organisateur GL Events espère attirer 40 000 visiteurs pendant ces cinq jours.