Avec la remontée régulière du nombre de tués sur le réseau routier français, il est logique que le gouvernement s'attelle aussi à cette tache. Selon un document du ministère de l'Intérieur adressé aux préfectures, il va s'agir de "redoubler d'efforts pour inverser cette tendance". Le ministère promet ainsi des actions "positives, de prévention, qui seront plus ciblés sur les publics concernés", mais pas seulement.

Il est aussi question, d'après ce document, de "modernisation des instruments de la sécurité routière, en renforçant la qualité du système de sanctions (vidéo-verbalisation, kits de détection à l'usage de produits stupéfiants, refonte de la stratégie radars en ayant recours à des leurres, externalisation des radars embarqués)".

A propos de confier le maniement d'une partie des radars à des entreprises privées, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a fait savoir à nos confrères du Progrès que cette mesure était destinée à "affecter gendarmes et policiers à leurs missions prioritaires d'enquête" tandis que "bien entendu, ces sociétés seront rémunérées au forfait et pas au nombre de PV."

Le ministère de l'Intérieur entend aussi préparer l'avenir en matière de sécurité routière : "Réflexion sur les règles de limitations de vitesse, voitures autonomes, exploitation des opportunités du big data pour prévenir l'accidentalité et réprimer les infractions, utilisation des systèmes de contrôle automatisé à des fins environnementales..." indique aussi le document, qui prévoit la mise en place d'un "plan d'action séquencé sur cinq ans".