L'élan de 2017 sera prolongé. Suzuki qui a fait un bond de 22% à plus de 25 000 ventes l'année dernière, poursuit cette dynamique en ce début de 2018.

Au cumul de janvier et de février, ses immatriculations se sont encore envolées de 23,7%, tirées par la Swift (+86,1%) et l’Ignis (+16,3%), deux modèles lancés l’année dernière. Au palmarès des marques, Suzuki devance ainsi Seat et Skoda qui pourtant n’ont pas baissé la garde et dépassent le rythme du marché.

« Plus de 40% de ce volume est réalisé en motorisation hybride, soit l’un des meilleurs scores en Europe, les points de ventes étant plus fortement dans les grandes villes françaises, se félicite Stéphane Magnin, directeur de Suzuki France. La marque réalise les 2/3 de son volume avec trois modèles, Ignis, Swift et Vitara".


Le patron de Suzuki France compte bien maintenir ce rythme de croissance dans les mois qui viennent.

Les nouveautés de 2018


A partir des Portes Ouvertes de juin, la Swift Sport deviendra le porte-drapeau de la gamme Swift qui sera ainsi relancée.

A la rentrée prochaine, juste avant l’hiver, le nouveau Jimny, qui gardera son look de 4x4 baroudeur, viendra en renfort, ciblant à la fois les professionnels et le monde du loisir, et notamment les chasseurs et les pécheurs. Reste à espérer une disponibilité suffisante.

A cette même période sera lancée un face-lift du Vitara, qui bénéficiera notamment d’une amélioration de l’espace intérieur.

Suzuki n’a pas à « pousser » ses véhicules, ses distributeurs ayant une forte et bonne réputation locale savent attirer les particuliers qui représentent 77% du volume de la marque en 2017.

Cette vertu (commercialement, il s’agit des ventes les plus saines offrant les meilleures marges) masque toutefois la faiblesse des ventes aux entreprises. Ce monde des professionnels ne représentent que 4% des ventes de la marque.

Ne plus passer à côté du marché des sociétés


Stéphane Magnin a entrepris de corriger ce déséquilibre en adoptant une démarche plus offensive dans le BtoB. Une cinquantaine de distributeur sont devenus des ambassadeurs de la marque auprès des sociétés et des professions libérales.

La marque va mieux les toucher via le CRM. Elle va par ailleurs proposer des offres de location en longue durée, grâce à un partenariat avec ALD, signé il y a deux ans. Sont notamment mis en avant une ligne dite business, les motorisations mild hybride et les bonnes valeurs résiduelles de modèles.

Pour 2018, marque vise entre 28 000 et 30 000 immatriculations dont 4 000 par des entreprises. Un niveau que la marque entend bien conserver, voire conforter par la suite. A partir de 2019, de nouvelles motorisations permettront de répondre aux nouvelles exigences en matière d’émission.

Le réseau conforte sa rentabilité


La force de la marque japonaise est aussi son réseau bien maillé, composé de 138 opérateurs animant 203 points de vente. Une dizaine de ces sites seulement sont exclusifs car les faibles volumes immatriculés supposent le partage du showroom avec d’autres marques.

En s’appuyant sur le savoir d’Urban Science, Suzuki France suit maintenant de plus près les performances de son réseau. Les bons scores commerciaux de 2017 ont conforté sa rentabilité qui est passé de 1,3% à environ 1,5%, avec des écarts allant de 0,5% à 2,5%, voire 3% pour les distributeurs à fort volume.

Le réseau dont les normes n’avaient pas changé depuis 10 ans, est en phase de rénovation, à la demande de certains distributeurs, qui refaisaient leur point de vente. Le concédant n’exige pas d’investissements mirobolants : 50 000 à 80 000 euros pour de nouveaux carrelages, des murs blancs, un éclairage led.

La marque prend à sa charge l’enseigne et le mobilier. A ce jour, une soixantaine de sites ont été refaits. Tous devraient passer aux nouvelles normes d’ici à deux ans.