Paradoxe apparent, Telsa qui ne parvient pas à produire suffisamment de Model 3, va réduire de 9% ses effectifs, soit près de 4000 emplois, avec pour objectif de devenir enfin profitable.

Cette réorganisation, "difficile mais nécessaire" selon les mots du PDG Elon Musk, ne va pas affecter la production du Model 3.

Ce véhicule à volume devait transformer l'entreprise en groupe automobile de masse. Mais les retards de production ont contribué à faire chuter l'action Tesla en Bourse lors des cinq premiers mois de l'année.

"Ces suppressions d'emplois sont entièrement effectuées dans les personnels administratifs; aucun employé de la production n'est concerné. Donc ceci n'affectera pas notre capacité à atteindre nos objectifs de production dans les prochains mois", a assuré Elon Musk.


Eliminer des doublons


"Tesla a grandi et évolué rapidement lors des dernières années, ce qui s'est traduit par des doublons dans certains rôles et fonctions", explique M. Musk. Si ces doublons faisaient sens par le passé, ils sont difficiles à justifier aujourd'hui".

Et de poursuivre: "Etant donné que Tesla n'a jamais dégagé un bénéfice annuel en presque 15 ans d'existence, les profits ne sont pas évidemment ce qui nous motive. Ce qui nous motive c'est notre mission d'accélérer la transition du monde vers une énergie propre et durable mais nous n'y parviendrons pas si nous ne pouvons démontrer que nous pouvons être rentables à terme".

La fin des goulots d'étranglement


Tesla vise un objectif de 5.000 Model 3 fabriqués par semaine d'ici fin juin. Le constructeur estime avoir résolu les problèmes de goulot d'étranglement qui contrecarraient ses ambitions initiales.

Le Model 3, dont le prix de base est de 35.000 dollars (environ 30.000 euros), a reçu 450.000 commandes nettes à fin mars 2018. Il est concurrencé par la Chevrolet Bolt de General Motors.