Révélée il y a deux jours, l’affaire très controversée des tests d'émissions polluantes sur des singes et des humains mandatés par des constructeurs automobiles allemands, pourrait bien faire plus de bruits que le scandale du dieselgate(A lire, Volkswagen, Daimler et BMW accusés de tests sur des signes et humains

Alors autant réagir le plus rapidement possible. Le patron du groupe Volkswagen, Matthias Müller, s’est exprimé via le magazine allemand Der Spiegel et a promis des « conséquences internes à ceux qui ont permis ces expériences ». Il a même ajouté qu’elles étaient « repoussantes et pas éthiques. Il y a des choses qui ne se font tout simplement pas.Toutes les conséquences nécessaires devront être tirées ».

D’après un autre quotidien allemand, du nom de Bild, Thomas Steg, le responsable des relations publiques pour le groupe, a avoué avoir été informé des essais destinés à étudier les effets de la pollution des moteurs diesel Volkswagen, truqués à l’époque pour paraître moins polluants. Mais selon lui, il aurait insisté pour empêcher les inhalations faites par des humains. En vain. Il aurait alors répondu « ne pas pouvoir autoriser cela mais il a quand même été décidé de mener l’étude sur des singes ».

Quant aux essais effectués sur quelque 25 cobayes humains par un institut hospitalier d’Aix-la-Chapelle en Allemagne, Thomas Steg a voulu se défendre. Il assure que les volontaires ont été exposés à des niveaux de dioxyde d’azote (NO2) bien plus faibles que ceux constatés sur de nombreux lieux de travail. « Aucune de ces personnes n’a eu de dommage », a-t-il rétorqué.

D'ailleurs, la direction vient d'annoncer suspendre ce lobbyiste en chef pour le rôle qu'il a joué, de son propre aveu, dans l'organisation de ces tests sur des singes aux Etats-Unis. 
"Thomas Steg est libéré de ses responsabilités jusqu'à ce que la lumière soit faite sur les événements", confirme le patron, assurant que les investigations internes avançaient à grande vitesse et qu'il s'agissait-là "de premières conséquences". L'accusé assumerait la responsabilité totale de ce nouveau scandale.