Bis repetita placent. Après un bon mois d’octobre (+5,9%), le marché européen poursuit sur sa lancée en novembre, affichant une progression de 5,8% à 1,258 million de voitures.

Depuis le début de l’année, la croissance s’affiche à +4% et les ventes atteignent 14,5 millions de véhicules, ce qui laisse augurer un marché de 15,8 millions d’unités sur l’ensemble de 2017.

Ce sont, une fois encore, les quatre grands pays de l’Europe continentale qui tirent le marché.

Les constructeurs allemands poussent leur marché


Le premier d’entre eux, l’Allemagne a retrouvé de l’allant après un passage à vide les mois précédents. En effet, les ventes de voitures neuves outre-Rhin ont bondi de 9% en novembre, à plus de 300 000 unités, soutenues par les aides des constructeurs incitant les clients à troquer leur vieux diesel contre un modèle neuf. C’est même la plus forte augmentation pour un mois de novembre en Allemagne depuis 2006.

Plusieurs marques, dont Volkswagen, BMW et Ford, proposent depuis août des offres pour inciter les clients à acheter dans leurs réseaux des véhicules plus propres. L'effet de ces primes, qui peuvent dans certains cas atteindre 10.000 euros et ne sont proposées que jusqu'à la fin de l'année, se traduit enfin dans les chiffres des immatriculations. La VDA, la fédération allemande de l’automobile, table sur 3,5 millions d'unités vendues sur les 12 mois, soit une progression de 4%.

La France, après un excellent mois d’octobre (+13,7%), enregistre encore un bon mois de novembre (+ 10,3%). Corrigée en tenant compte du nombre de jours ouvrés, la progression reste appréciable (+5,1%). Au cumul des 11 mois, la croissance atteint 5,3%. Une partie de la dynamique vient du groupe PSA dont les ventes s’envolent de 34,1%. L’Italie et l’Espagne continuent d’afficher des scores honorables, respectivement de +6,8% et de +12,4%.

Le monde de l'automobile britannique inquiet


En revanche, au Royaume-Uni, c’est encore la soupe à la grimace. Le marché, qui tombe de très haut, y enregistre son 8ème mois consécutif de baisse, avec une glissade 11,2% à 163 541 voitures. Depuis le début de l'année, les ventes ont reculé de 5%. Ces derniers mois, la SMMT (organisation britannique de l’automobile) avait mis en avant, entre autres, l'impact négatif des incertitudes entourant les négociations du Brexit pour expliquer la faiblesse des ventes de voiture.

"Ce huitième mois de baisse des ventes constitue une grosse source d'inquiétude, la confiance déclinante des entreprises et des consommateurs étant aggravée par les messages anti-diesel du gouvernement", a expliqué Mike Hawes, le directeur général de la SMMT.


Analyse par constructeur


Grâce à l’intégration d’Opel, PSA bondit de 83,1% à plus de 200 000 ventes, qui lui valent une pénétration de 15,9%. Ce score n’est pas seulement le résultat de l’addition des 5,7 points de marché de la marque à l’éclair, c’est la conséquence de la bonne forme de Peugeot (+20,4%) et de Citroën (+14,5%) qui ensemble offrent 1,1 point supplémentaire.

Malgré cette dynamique, PSA reste loin derrière le groupe Volkswagen, dont la pénétration, malgré un léger tassement atteint quand même 24,7% de part de marché. La marque éponyme perd un demi-point de marché à 11,3% reste la première marque sur le Vieux Continent.

Le groupe Renault, auparavant premier constructeur français en Europe, est désormais dépassé par PSA, revitalisé par Opel. La marque au losange piétine et sa pénétration se tasse un peu. Alors que Dacia fait preuve d’allant (+24,5%) et franchit la barre des 3% du marché.

Dans le haut de gamme, même s’il croît moins vite que le marché, Mercedes reste l’incontestable numéro un en novembre (5,7% de pénétration), devant BMW (5,4%) et Audi (5,2%).