Bien des données ressortent de cette enquête hors norme, qui visait à mieux connaitre les us et coutumes d’une communauté qui ne fait que grandir. Les 30 602 répondants représentent un parc de  97 651 autos, soit une moyenne de 3,1 voitures par collectionneur pour un kilométrage annuel moyen de l'auto principale de… 1300 kilomètres ; 83% des véhicules sont en état de rouler. L’essentiel des anciennes possédées (39,8%) a été immatriculé entre 1970 et 1987.

D’autres données ont bien plus surpris la FFVE. Le fait que 21% des sondés utilisent leur véhicule historique pour éventuellement aller au travail, par exemple. D’autre part, la FFVE est stupéfaite de constater que seulement 35% des collectionneurs interrogés relèvent d’une carte grise collection, ou encore que les clubs ne réunissent que 60% d’entre eux.

Mais ce qui ressort de cette étude est surtout l'inquiétude des collectionneurs. Ils craignent d'abord le contrôle technique édition 2018, qui va voir sa physionomie évoluer dès le mois de mai prochain : "Beaucoup de collectionneurs craignent les nouvelles règles de contrôle applicables en 2018. Ils considèrent ces règles comme trop strictes et non adaptées aux véhicules de collection et des demandent des assouplissements" indique la FFVE. Le président de la fédération Alain Guillaume se demande aussi si le rapprochement de la date fatidique n'expliquerait pas en partie le fait que la FFVE "croule sous les demandes d'attestation" qui sont un préambule obligatoire avant l'obtention de la carte grise collection.

Les véhicules de collection, s'ils bénéficient d'une carte grise de collection, sont soumis à un contrôle tous les 5 ans et non tous les 2 ans. Par ailleurs, le protocole prévoit des adaptations en fonction de l'âge des engins : impossible en effet de passer au banc un véhicule doté de roues en bois, par exemple.

Autre inquiétude, celle liée au droit de circuler. D'après l'enquête, 46,1% des sondés considèrent l'arrivée de diesels parmi les voitures de collection "comme un risque pour la liberté de circuler en ville en véhicule d'époque". En outre, ils sont 35,3% à ne pas réussir à se prononcer sur ce qui les attendra au delà de 2040 : difficulté d'approvisionnement en essence, circulation dans les villes, etc.