L’information devrait réjouir Donald Trump. Toyota et Mazda ont choisi l'Alabama, dans le sud des Etats-Unis, pour implanter leur usine commune, un investissement de 1,6 milliard de dollars.

Pour le président américain en guerre contre les délocalisations vers le Mexique, cette initiative pourrait être présentée comme un succès de sa politique.

La production doit démarrer en 2021 et le site localisé dans la ville de Huntsville sera doté d'une capacité annuelle totale de 300.000 véhicules, avec à la clé la création de quelque 4.000 emplois.

Mercedes moteur de l'Alabama automobile


Toyota et Mazda ont ainsi fait le choix de rejoindre les nombreux constructeurs automobiles et équipementiers étrangers attirés par les avantages de cet état rural où Mercedes-Benz est à lui seul un des moteurs de l'économie.

Toyota dispose déjà à Huntsville d'une usine de moteurs dont la première pierre avait été posée en 2001 et qui emploie aujourd'hui 1.400 personnes.

L'Alabama, qui a voté massivement pour Donald Trump à la présidentielle (62%), accueille aujourd'hui, outre Toyota et Mercedes, également Honda, Hyundai, Kia et des dizaines d'équipementiers automobiles.

Des crossovers Mazda et des Toyota Corolla


Mazda, qui n'a actuellement plus d'usine aux Etats-Unis et importe ses voitures du Mexique et du Japon, prévoit d'y fabriquer des crossovers qui seront introduits sur le marché nord-américain tandis que Toyota y fabriquera la berline Corolla.

Affectés par le déclin du charbon et du textile, l'Alabama mais aussi le Kentucky, le Mississippi, le Tennessee, la Caroline du Sud et la Géorgie ont en effet lancé depuis longtemps une offensive de charme, dès la fin des années 80, pour attirer les groupes automobiles étrangers à coup de subventions publiques, d'abattements fiscaux ou encore de dérèglementation.