Cette avancée technologique pourrait faire la différence. C’est en tout cas l’avis de Toyota Motor Corporation qui annonce la mise au point du premier aimant au monde thermorésistant à teneur réduite en néodyme, une terre rare tellement rare dont on risque de manquer bientôt.

Les aimants au néodyme sont utilisés dans les moteurs puissants qui équipent les véhicules électrifiés. Ce nouvel aimant de Toyota contient donc nettement moins de néodyme et supporte des températures de service élevées.

Un usage facilité des moteurs électriques


En outre, cet aimant n’utilise ni terbium (Tb) ni dysprosium (Dy), d’autres terres rares qui entrent elles aussi dans la catégorie des matériaux jugés critiques et dans la composition habituelle des aimants au néodyme à haute résistance thermique. Pour réduire la teneur en néodyme, une partie a donc été remplacée par du lanthane (La) et du cérium (Ce), deux terres rares beaucoup moins chères.

Le nouvel aimant issu de ces recherches offre une résistance thermique équivalente à celle des aimants au néodyme, tout en réduisant jusqu’à 50 % la proportion de néodyme.

Il devrait favoriser l’usage des moteurs électriques, notamment dans l’automobile et la robotique et contribuera aussi à réduire les risques de rupture d’approvisionnement des terres rares face à la demande, et d’augmentation de prix.

Selon Toyota, cet aimant pourrait entrer en service dans les moteurs de direction à assistance électrique et ailleurs à partir de 2020-2025. L’entreprise espère en outre pouvoir l’appliquer aux moteurs des véhicules électrifiés d’ici une dizaine d’années.