Un conflit territorial entre Tokyo et Pékin est à l'origine de la chute des ventes des voitures japonaises en Chine. A partir de lundi l'usine d'assemblage de Tianjin, dans la région de Pékin, suspendra donc sa production.

Cette usine qui emploie 13 000 personnes a produit 500 000 véhicules l'an dernier sur les 800 000 assemblés par Toyota dans l'ensemble du pays.

Un porte-parole du groupe n'a toutefois pas confirmé cette information se bornant à dire que « les ajustements de production font partie des pratiques normales de l'entreprise qui n'en dévoile pas les détails.» 

La tension sino-japonaise est fortement montée après la nationalisation par le Japon, début septembre, des îles Senkaku en mer de Chine orientale, que Tokyo administre mais que Pékin revendique avec force.

En septembre, les ventes du constructeur en Chine, premier marché mondial de l'automobile, ont plongé de 48,9% sur un an, à 44 100 véhicules. celles de Nissan de 35,3% à 76 066 véhicules et celles  de Honda de 40,5% à 33 931 véhicules.