« La direction nous a annoncé ce matin que nous étions en cessation de paiement depuis juin et qu'elle allait demander, demain, à être placée en redressement judiciaire devant le tribunal de commerce d'Epinal » a indiqué le secrétaire du comité d'entreprise, Lionel Pavot.

Située à Ramonchamp dans les Vosges, l'usine TRW emploie 312 salariés et fabrique des pièces pour l'automobile, principalement pour PSA.

« Le procédé, qui consiste à déposer le bilan pendant les vacances, alors qu'il n'y a pas de situation d'urgence est inqualifiable » a dénoncé Maître Blindauer, l'avocat des salariés. « La situation est la même depuis des années. La maison mère, qui fait des bénéfices, a simplement décidé de couper le robinet  (...) ça va être la guerre » a-t-il poursuivi.

Toujours selon Me Blindauer, « La situation est exactement la même pour TRW que pour Cimest (*) : on assèche volontairement le carnet de commandes pour fermer l'usine.»

« Chez TRW, on a retiré le gros client Volkswagen pour le mettre en République tchèque »
a affirmé Emmanuel Perrin, un représentant syndical de l'usine.

(*) Cimest, propriété du groupe Plastivaloire, un autre sous-traitant automobile du secteur, avait vu sa demande de mise en redressement judiciaire refusée, le 22 juin, le tribunal de commerce d'Epinal ayant estimé  que la cessation de paiement n'était « pas caractérisée.»