La sortie britannique de l'Union européenne sans accord pourrait se traduire par la disparition de jusqu'à 14.000 emplois chez les équipementiers automobiles allemands. C’est ce qui ressort d’une étude du cabinet Deloitte.

D'après Deloitte, 42.500 emplois dépendent directement ou indirectement du commerce avec la Grande-Bretagne, qu'il s'agisse de fournir l'industrie automobile britannique ou des constructeurs exportant leur production au Royaume-Uni.

Livre en chute et droits de douane


Ce pays est le plus grand marché des équipementiers automobiles allemands en Europe, rappelle le cabinet de conseil. Les mastodontes Bosch, Continental ou encore ZF Friedrichshafen, mais aussi une pléthore d'entreprises de taille moyenne, fabriquent 18% des pièces utilisées dans la production automobile en Grande-Bretagne.

Dans le cas d'une sortie de l'UE sans accord ni période de transition, la livre serait durablement affaiblie et les droits de douanes passeraient de 0% à 10%. Conséquence : le chiffre d'affaires des équipementiers automobiles allemands chuterait de 3,8 milliards d'euros.

Après la conclusion d'un accord intermédiaire sur le Brexit en décembre, le Royaume-Uni et l'UE doivent négocier cette année une éventuelle période de transition ainsi que leur future relation commerciale et en matière de sécurité.