Un second accident de Tesla, après le premier survenu en 2016, met à mal l'entreprise.

Deux enquêteurs l'Office national de la sécurité des transports américain (NTSB) conduisent une enquête de terrain au sujet de l'accident mortel d'une Tesla près de Mountain View, le 23 mars 2018.

Cet accident a une victime, le conducteur.

L'Autopilot est-il en cause?


L'enquête s'intéresse particulièrement au système d'Autopilot, logiciel qui permet un certain nombre de manœuvres sans l'intervention du conducteur.

"L'activation ou non du système de pilote automatique au moment de l'accident n'est pas claire", a précisé le NTSB.


"Nous sommes très attristés par cet accident et nous apportons toute notre coopération aux autorités", a réagi mardi un porte-parole de Tesla, le groupe tente d'éclaircir les raisons de cet accident".


Des incendies dus à des batteries


Selon la presse californienne, les pompiers s'interrogent notamment sur les moyens mis en place pour traiter une nouvelle forme de danger pour eux liée à ces véhicules, à savoir les violents incendies qui touchent leurs batteries électriques.

Un automobiliste américain d'une quarantaine d'années avait également trouvé la mort en 2016 alors qu'il conduisait une berline Model S de Tesla équipé d'Autopilot.

Le NTSB, avait estimé à l'époque que le système était en partie responsable de l'accident et n'aurait pas dû être utilisé sur la route où était survenu l'accident parce que celle-ci n'était pas adaptée à cette technologie.

Cet accident de Tesla est survenu quelques jours seulement après qu'un véhicule Uber a été impliqué dans un autre accident, qui a coûté la vie à une piétonne dans la ville de Tempe, près de Phoenix, en Arizona (sud-ouest), où Uber effectue des tests de voitures autonomes.

Le fabricant de microprocesseurs Nvidia, dont certains composants étaient utilisés sur le véhicule Uber impliqué dans l'accident a quant à lui annoncé la suspension de ses tests sur le véhicule autonome sur routes.