Les ventes ne se portent pas mal, pas de raison pour que les usines trinquent ! L'usine Opel de Figueruelas, sise à Saragosse en Espagne, est en ce moment dans l'expectative. Syndicats et direction se sont affrontés très récemment : la nuit de dimanche à lundi a même été passée à négocier, selon plusieurs sources.

De cette nuit blanche est sortie un préaccord, qui est en ce moment soumis non seulement aux travailleurs de l'usine mais aussi à diverses autorités régionales espagnoles. Bien des dispositions figurent sans doute dans le texte. Une est toutefois à retenir : l'objectif de production à venir.

Pour le syndicat UGT, leader dans l'usine, la direction de l'usine et de PSA doivent s'engager à faire tourner à pleine capacité le site de Figueruelas jusqu'en 2022. Ce qui reviendrait à s'engager à fabriquer 478 000 véhicules à l'année : "Les multinationales en général, et celles de l'automobile en particulier doivent être conscientes qu'elles ne peuvent pas recourir en permanence au chantage à la présence ou non de produits dans les usines" a déclaré le secrétaire général de l'UGT Pepe Alvarez à ce sujet.
Le préaccord prévoirait en contrepartie un gel des salaires général pour les années 2018, 2019 et 2020.

Le 5 janvier dernier, Opel a justement communiqué autour de cette usine de Saragosse. Ce sont 382 425 Corsa, Meriva, Mokka X, Crossland X et Citroën C3 aircross qui sont sortis des chaines en 2017, soit une hausse de 6%. Le site a tourné à 80% de sa capacité d'après Opel. La marque a même annoncé que 2017 a été la première année ou l'usine accueillait un autre produit qu'une Opel, en l'occurrence la C3 aircross. Un modèle qui monte justement en puissance ces derniers temps...

(Mise à jour) : PSA a fait savoir par un communiqué que trois des cinq syndicats, représentant 75% des travailleurs de l'usine de Saragosse, avaient signé le préaccord.