Succès ! Après des années de confidentialité, la prime à la conversion est sortie de l'ombre cette année : 48 000 demandes de primes effectuées à la date du 13 mai, sachant que l'exécutif tablait sur 100 000 primes versées sur l'année entière. Ce dernier chiffre pourrait donc être dépassé pour une simple raison : le gouvernement a enfin ouvert la prime aux acheteurs de véhicules thermiques d'occasion !

La ventilation des ventes est en effet la suivante selon le ministère de l'Ecologie : 62% d'achat de véhicules d'occasion, 38% pour les véhicules neufs. Les acquéreurs ont massivement acheté des voitures à moteur thermique, puisque seuls 8% d'entre eux ont fait le choix d'une électrique. Le ministère n'a pas souhaité livrer plus de détail sur les énergies des autos acquises grâce à la prime, tout juste a t-il été susurré le fait que la répartition essence - gazole était à peu près équivalente. Sur les véhicules mis au rebut, en revanche, la balance est sans équivoque : 80% de diesels, 20% d'essence...

Les professionnels de l'automobile sont les principaux demandeurs de remboursement, puisqu'ils avancent la prime à leurs clients. Sur les 48 000 demandes enregistrées à ce jour, 30 000 proviennent de distributeurs, et 18 000 de particuliers. Deux catégories qui se plaignent d'un même problème : la lenteur des versements effectués par l'Administration. Un problème qui semble connu : "Plus de 15 millions d'euros de remboursement sont déjà effectifs" assurent les services du ministère de l'Ecologie, qui expliquent que les difficultés de traitement des dossiers sont causées par les délais d'appels de fonds, d'entrées des recettes liées au malus sur les VN, etc.

La prime à la conversion peut aussi être considérée comme un succès d'un point de vue sociologique : 69% des demandeurs sont non-imposables. Enfin, une petite surprise : les deux régions où le plus de demandes de primes sont effectuées sont l'Auvergne-Rhône-Alpes et l'Occitanie. L'Ile-de-France, région qui représente le plus grand volume d'immatriculations dans l'Hexagone, est curieusement loin derrière.