Le record était entendu. Il a été battu. La barre des 5,7 millions allait être pulvérisée. Elle n’a finalement pas été franchie. La faute aux deux derniers mois très défavorables aux immatriculations de véhicules d’occasion. Après le repli de 8,7 % observé en novembre, le marché de la seconde main a sombré en décembre : -15,2 %, à 407 172 unités. Toutes les catégories d’âge ont reculé. Il s’agit, de très loin, du mois le plus faible de l’exercice 2017. A titre d’exemple, 110 700 voitures de plus avaient été immatriculées en octobre 2017, dernier mois de hausse. Alors que l’on se demandait début novembre si la barre des 5,8 millions d'unités allaient être dépassées, à l’aune des performances enregistrées à cette période, le marché reste finalement planté sous la barre des 5,7 millions.

2,7 VO pour 1 VN


En 2017, il s’est immatriculé un total de 5 678 592 véhicules d’occasion en France, soit une légère hausse de 0,6 % par rapport à l’exercice 2016. Le record de l’an passé a donc été battu mais pas dans les proportions imaginées. La faute, vraisemblablement, aux nouvelles procédures mises en place pour immatriculer les véhicules, suite à la fermeture des préfectures, qui ont perturbé le marché ces dernières semaines. Le segment des VO âgés de moins d’un an en a été le principal moteur tout au long de l’année, avec une croissance de 9,8 %. La tranche des produits de 1 à 2 ans a également tiré son épingle du jeu (+7,8 %) tandis que celle des produits âgés de 4 à 5 ans a souffert (-9,3 %).

Il s’est immatriculé en France 2,7 VO pour 1 VN en 2017 (2,8 VO pour 1 VN il y a un an).
Au niveau des marques, les immatriculations de VO ont reculé chez Renault (-3,3 %), elles ont légèrement augmenté chez Peugeot (+0,4 %) et Citroën (+0,4 %) et ont plus fortement progressé du côté de Dacia (+15,9 %), Skoda (+9,5 %), Toyota (+8,4 %) et Mazda (+8 %).

Si le marché de l’occasion se porte très bien depuis quatre ans, difficile de prédire si la tendance va se poursuivre en 2018. Les acheteurs de VO devraient pouvoir bénéficier d'une prime à la conversion (500 à 1 000 euros) pour l’achat d’un véhicule récent (Crit'Air 0, 1 ou 2), mais certains d’entre eux seront redevables d’un malus (pour les VO de plus 10 cv fiscaux), choses inédites sur le marché de la seconde main.