Après Renault, Volkswagen. Le marché algérien, qui bien qu’oscillant, est promis à croître à long terme, séduit les constructeurs européens. Ainsi, le groupe Volkswagen vient d’y annoncer son implantation.

100 véhicules par jour


Le constructeur a pour cela signé, le 27 novembre 2016, un partenariat avec l'importateur officiel en Algérie des marques du groupe, Sovac. Les deux alliés vont bâtir une usine d'assemblage de véhicules en Algérie pour un montant de 160 millions d'euros.

L'usine, qui sera implantée à Relizane (320 km à l'ouest d'Alger), produira sa première voiture en juin 2017 et prévoit d'augmenter sa production à plus de 100 véhicules par jour.

Selon Sovac, l’usine de Relizane  produira 12 000 véhicules pour la première année et prévoit d’atteindre un volume de 100 000 véhicules au bout de cinq ans.

Le Groupe Sovac investit 250 millions d’euros dans ce projet.

Elle fabriquera plusieurs modèles dont des Golf, Seat Ibiza, Skoda Octavia et Caddy.

"Le groupe Volkswagen s'est prononcé en faveur d'une participation dans Sovac Production compte tenu du fait que nous travaillons depuis des années" avec lui, a expliqué Josef Baumert, cadre chez Volkswagen.


Une plateforme d’exportation


Pour le patron de Sovac, Mourad Oulmi, "ce partenariat permettra le transfert du savoir-faire et (...) de la technologie de Volkswagen". L’usine Sovac Production S.P.A sera dans le futur une plate-forme d’exportation de Volkswagen Group pour la région Moyen-Orient, Afrique du Nord et reste de l’Afrique".

"La nouvelle joint-venture entre Sovac et Volkswagen (...) est la démonstration qu'on peut investir, se développer et à l'avenir innover en Algérie", a commenté le ministre algérien de l'Industrie, Abdessalem Bouchareb.


Derrière Renault


Volkswagen est le deuxième groupe automobile à installer une usine de montage en Algérie après Renault, leader du marché dans le pays. PSA avait annoncé un projet d’implantation mais celui-ci semble avoir capoté en avril 2016, pour des raisons encore obscures.

L'Algérie s'emploie depuis plusieurs années à diversifier son économie fortement dépendante des hydrocarbures, qui rapportent au pays 95% de ses recettes extérieures.

Alger souhaite désormais que les constructeurs internationaux installent des usines en Algérie plutôt que de se contenter d'y vendre leurs voitures.