A l’occasion de la 17e édition de sa réunion transparence, qui réunit chaque année les collaborateurs, les partenaires financiers et les constructeurs, le groupe Vulcain a dressé le bilan de l’année écoulée. Un exercice probant puisque l’opérateur a vu son chiffre d’affaires progresser de 16 % par rapport à 2015, à 268 millions d’euros, et son résultat consolidé (après impôt) grimper de 18 %, à 1,3 million d’euros. Les activités commerce (VO, VN et financement) ont pesé 85 % du chiffre d’affaires, et 55 % de la rentabilité, tandis que le business après-vente a, lui, représenté 15 % du CA et surtout 45 % de la rentabilité. L’activité financement a été l’un des piliers de la croissance du groupe en 2016, avec un chiffre d’affaires en hausse de 49 %, à 55 millions d’euros.

Deux concessions dans le rouge

Parmi les principales entités du groupe, Felix Faure (Volvo, Land Rover, Jaguar en Rhône-Alpes) a affiché un résultat net (dans consolidé) de 330 000 euros, Atlantic Auto (Opel) 119 920 euros et Lyon Elite Motors (Kia, Honda, Mazda) de 27 710 euros. Le bilan aurait pu être bien meilleur sans les difficultés rencontrées par deux concessions : Oppidum (Citroën et DS en Auvergne), dont les pertes se sont élevées à 372 000 euros, et Axone (Volkswagen et Skoda Paris) à plus de 200 000 euros. Des performances en berne qui ont été compensées par les « résultats excellents » d’Evolutions Autos, qui a enregistré un bénéfice de 165 000 euros. Au final, le résultat net du groupe a été amputé à hauteur de 33% par les pertes importantes des deux concessions.

« Il est opportun de prendre des décisions concernant ces deux sociétés, soulève Vincent Girerd, dirigeant du groupe. Concernant les affaires Citroën et DS d’Auvergne, la tendance négative de ces deux dernières années s’inverse, et les indicateurs sont meilleurs en 2017 ». Au sujet de la concession Volkswagen de Paris intra-muros, des discussions sont en cours.

300 M€ de CA en 2017

Au global, le groupe, qui représente dix marques via 22 concessions, a commercialisé 8 675 VN et 6 010 VO l’an passé. Sur l’exercice 2017, l’opérateur rhônalpin vise un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros et un volume de vente de 9 500 VN et 6 500 VO.
Après la reprise des affaires Opel et Kia de Lyon Caluire en janvier dernier (Autocerdo), et le rachat du garage Citroën et DS de Thiers en avril, de nouvelles opérations de croissance externe sont annoncées dans les prochaines semaines sur la plaque Rhône-Alpes. Début juillet, Vulcain diversifiera ses activités en posant un premier pied dans la distribution de motos.

Refonte de l’activité VO

En interne, l’opérateur mise sur le business occasion pour accroître ses résultats. La mise en place d’une organisation transversale, le digital, les process de préparation ainsi que les VO à petits prix sont autant de points sur lesquels le groupe travaille actuellement, et qui devraient aboutir à de nouveaux projets au second semestre. La direction se fixe pour objectif d’afficher un ratio de 1 VN pour 1 VO en 2018, contre 1 VN pour 0,7 VO à l’heure actuelle. A horizon 2019, le véhicule d’occasion devra représenter 25 % de la rentabilité du groupe, contre 14 % aujourd’hui (19 % du chiffre d’affaires). L’après-vente se situe également au cœur des préoccupations, avec l’ambition de reconquérir le parc des véhicules de 5 à 8 ans, qui représente plus de 12 millions de véhicules en France.

Doubler la rentabilité en 2019

En 2019, le groupe Vulcain se fixe pour ambition de commercialiser 18 000 voitures (VN et VO). Sur le plan financier, il entend doubler sa rentabilité opérationnelle, qui s’est située l’an passé à 0,5 %, et surtout atteindre un résultat net de 3 millions d’euros.