GM devra rester "government motors", le temps que le cours de son action grimpe suffisamment pour l'Etat américain puisse vendre sa participation sans perdre d'argent.GM restera encore pour un temps Government Motors, comme le moque les Républicains américains, qui dénonce une inutile et coûteuse participation de l'Etat à son capital.

Pourtant, le constructeur aimerait bien se débarrasser de l’actionnaire encombrant qu’est l’Etat américain qui détient encore 26,5% de son capital. Mais pas question de mener une pareille opération avant novembre et les élections américaines.
 

Selon le Wall Street Journal, l’Etat américain se trouve contraint de garder cette participation. S’il vendait ses actions au prix actuel de 24,14 dollars il perdrait 15 milliards dans l'opération. Mieux vaut donc attendre une conjoncture boursière plus favorable.
 
Vital en 2009 pour sauver le constructeur de la faillite et créer un Nouveau GM, ce soutien étatique (50 milliards de dollars) n'est aujourd'hui plus indispensable. Coté à nouveau en Bourse, le constructeur gagne de l'argent.
 

Au départ salvatrice, cette participation serait devenue un handicap. Elle empêcherait notamment le constructeur de recruter des talents en raison des salaires limités par la présence du Trésor dans son capital.
 
Mais Barack Obama ne peut pas risquer un faux pas en vendant les actions aujourd'hui avec pour obligation d'expliquer, à l'électeur et au contribuable, comment il a perdu 15 milliards de dollars. A moins de deux mois des élections, mieux vaut garder le boulet du Government Motors.
 
Son rival républicain Mitt Romney a d'ores et déjà annoncé qu'il vendrait immédiatement les actions du constructeur en cas de victoire. Il est évident qu'il ferait alors porter le chapeau de la perte à son prédécesseur.