Nos confrères du Journal de l’automobile organisaient le mardi 13 mars 2018 la quatrième édition de sa Conférence automobile connectée (Cac) avec pour question de départ « la filière est-elle prête pour l’intelligence artificielle ? »
Au milieu de plusieurs études, tables rondes et autres vidéos, était également orchestré un concours dans le but de décerner le Grand prix 2018 de la mobilité connectée. Les finalistes, soit cinq start-up en lice, ont donc défendu leur projet pendant 4 minutes sur scène, et pas une de plus, devant un parterre de professionnels de l’auto.

Et la grande gagnante est, We Now, la start-up que nous présentions début février (à lire We Now, la solution connectée pour une performance énergie-climat) et qui assure que « les voitures peuvent désormais planter des arbres ». Elle a séduit les votants par cette accroche inédite mais aussi avec une autre qui propose de « gagner de l’argent en sauvant la planète » en promettant un « green business » rentable en croissance de 100% par an, un business model « disruptif » et une innovation ainsi qu'un label reconnus et certifiés.

Mais les quatre autres jeunes pousses finalistes n’ont pas démérité. Les voici en résumé :

  • Antsway, créée par Marc Grosjean, est spécialisée dans le lean-routing, autrement dit dans l’optimisation de tournées d’intervention ou de livraison, tant sur le coût que sur l’emprunte carbone des véhicules.

  • Caribook, fondée par Jean-Baptiste Cuelle, a misé sur l’entretien de la voiture. Selon lui, il y aurait 5000 remorquages par jour pour défaut d’entretien, 30% d’automobilistes avouent retarder les révisions et 30% n’ont pas fait le contrôle technique, avec des retards allant jusqu’à trois ans. L’application est donc un assistant personnel qui permet de retrouver un historique connu de la voiture, de visualiser les futurs entretiens et anticiper les dépenses, de choisir un garage de confiance et de « rassurer les futurs acheteurs ».

  • Carlili propose de passer de la propriété à l’usage, de promouvoir le véhicule électrique et la liberté de déplacement. La start-up permet aux utilisateurs de se faire livrer une voiture ou un utilitaire sur un lieu choisi comme un aéroport ou sur le lieu de la demande comme au bureau ou à domicile. Pour l’anecdote, Carlili aurait déjà convaincu 500 propriétaires de vendre leur voiture grâce à ce service.

  • Drivequant, dont le fondateur est François Pot, souhaite reconnecter la voiture et les utilisateurs par le biais de sa plateforme. Il s’agit donc d'un éditeur d’algorithme et d’analyse de la conduite sécuritaire qui transforme les données pour enrichir les solutions télématiques, compatible à tous les matériels.