L'ICCT travaille avec application dans le domaine des émissions des véhicules. Ainsi, le conseil vient de publier un rapport dont l'objet est de modéliser les conséquences du changement de mode de calcul des consommations, qui interviendra à priori à compter de septembre 2017 dans l'Union européenne.

Plusieurs cycles d'homologation des consommations ont été évalués : celui du Japon, des Etats-Unis... mais une seule comparaison intéresse les Européens : le cycle NEDC, qui régit encore à l'heure actuelle les consommations homologués, par rapport au futur cycle WLTC.

Principal enseignement du travail effectué par l'ICCT, les véhicules à essence devraient mécaniquement voir leur consommation grimper (et
donc leurs émission) de 13% environ en passant d'un cycle à l'autre.
En revanche, selon l'ICCT, "le comportement des diesels est clairement différent." Le conseil n'a pas mesuré d'écarts flagrants en matière d'émissions de CO2, ce qui "reflète les différences fondamentales en matière de cartographie" entre les deux types de motorisations.

Les deux méthodes de mesure des consommations n'ont en effet pas grand chose à voir. Qualifié "d'artificiel" par l'ICCT, le cycle NEDC fait en effet la part belle à la vitesse stabilisée et aux longues et douces accélérations ; à contrario, la méthode WLTC est nettement plus dynamique, avec des vitesses élevées et des périodes de forte charge sur l'accélérateur.


De ce fait, l'ICCT a aussi relevé que les stop / start, de plus en plus courants sur les véhicules actuels, verront leur impact minoré suite au passage à la méthode WLTC :  23,7% du cycle NEDC font la part belle aux émissions constatées à l'arrêt, une valeur qui chute à 12,6% du temps de mesure avec la nouvelle norme !