La pièce d’occasion a désormais sa place sur la toile. Après s’être concentré sur l’ouverture de ses magasins, le pure player Yakarouler.com revient à l’essentiel, à savoir le Web, en proposant un nouvel outil de recherche pour trouver des pièces de réemploi aux côtés des pièces neuves qu’il a l’habitude de vendre.

Pour rappel, les garagistes et carrossiers doivent proposer obligatoirement la PRE lors d'une intervention mais le secteur attend toujours l’arrêté définitif. Mais, dans le cadre de cette directive, Yann Gyssels, président-directeur général du site e-commerce automobile, a voulu faciliter et simplifier l’accès de ces produits pour les professionnels comme pour les particuliers.

« Par la mise en place de ce nouveau service, nous souhaitions donner le choix aux automobilistes d’acheter des pièces neuves ou d’occasion selon leur budget. Nous permettons également aux professionnels de ne plus se perdre dans l’offre mais bien de gagner du temps avec notre solution », souligne-t-il.

Des pièces tracées

Car selon lui, d’un simple clic et avec seulement le numéro d’immatriculation, il est possible de trouver son bonheur. C’est grâce à une base de données riche et à un réseau de partenaires dense que même les séries spéciales et autres modèles spécifiques pourront être identifiés.

Afin d’être conforme à la loi entrée en vigueur le 1er janvier 2017, Yakarouler.com s’appuie sur des réseaux partenaires spécialisés et agréés comme GPA et allocasseauto.com par exemple.

« Les automobilistes comme les professionnels peuvent s’assurer de la conformité de nos pièces vendues. Nous faisons appel à des déconstructeurs et non des casseurs. Les clients n’auront donc accès qu’aux pièces et non aux épaves. Elles sont ainsi sélectionnées, nettoyées, contrôlées, testées, certifiées et garanties pendant un an. Nous ne pouvions proposer ce service qu’avec ce travail en amont et que, si les pièces étaient toutes tracées », appuie Yann Gyssels.

La Bonne Epave dans le viseur du CNPA

Rappelons que le site de La Bonne Epave, entièrement consacré à la vente de pièces détachées d’occasion, avait suscité de vives réactions de la part du CNPA. Le syndicat s’inquiétait notamment de l’approvisionnement de la pièce de réemploi et plus particulièrement de la vente en ligne de ces pièces par des particuliers ainsi que par des professionnels non agréés VHU (véhicules hors d’usage). Le Bon Coin avait également discuté avec le CNPA pour filtrer la vente de pièces d’occasion.