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Entre colère des constructeurs et espoir des équipementiers

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Catherine Leroy

Mardi 9 octobre 2012

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L'avis de l'Autorité de la concurrence n'a pas fini de faire couler de l'encre. A l'exaspération des constructeurs fait face aujourd'hui l'espoir des équipementiers et des indépendants.
Constructeurs et réseaux de concessionnaires ne décolèrent pas. Alors que l'Autorité de la concurrence a décidé de rester sur ses positions et de confirmer son avis tout en demandant la libéralisation des pièces de carrosserie, les syndicats des constructeurs français et de marques étrangères ont déposé un nouveau recours devant le conseil d'Etat.

Le reproche : l'auto-proclamation de l'Autorité de la concurrence sur ce dossier, sans aucun débat contradictoire et sans faire appel à un juge neutre. « Comment une instance peut-elle s'auto-saisir, auto-enquêter et conclure sans contradiction », s'étrangle Patrick Blain, président du CCFA.

C'est sur ce point que le recours va porter ainsi que sur la contestation de certaines données que le CCFA déclare comme étant complètement inexactes. Le cas de l'Allemagne en est un exemple flagrant puisque l'ADLC prétend que le marché est ouvert, ce que constestent les constructeurs.

Mais au-delà du débat juridique et la contestation de certaines données, c'est bien la libéralisation de la pièce de carrosserie qui fait hurler les marques. « C'est une erreur majeure », poursuit Patrick Blain. « L'après-vente est une composante essentielle du business. Or cette protection est au coeur de cette stratégie. Il n'y a aucun bénéfice à attendre de ce type de mesure car le prix des pièces ne dépend pas de la protection d'un pays mais d'un marché. »

D'autant que selon le CCFA, aucune réduction de la prime d'assurance (les assureurs sont majoritairement les prescripteurs de ce marché de la carrosserie) n'est à attendre de cette libéralisation. « Seule une baisse de 5 à 10 euros soit environ 10 % du montant annuel d'un tarif d'assurance est à attendre mais le client ne le verra jamais ! » avancent les représentants des constructeurs tout en mettant en lumière les pertes d'emplois qu'engendrera cette décision.

Selon une étude réalisée par le Gerpisa pour le compte des constructeurs, 2 200 emplois pourraient ainsi être menacés en France alors que l'Autorité de la concurrence mettaient a contrario en lumière le développement du marché apporté par la supression de cette protection.

Les autres fédérations ou acteurs de l'après-vente automobile y vont également chacun de leur côté. Les réseaux tels que Feu vert ou les enseignes du groupe Mobivia se félicitent de cette décision. Les équipementiers applaudissent également « la Fiev confirme son souhait de voir adopter une clause de réparation immédiate et sans contrepartie au profit des seuls équipementiers qui développent et produisent des pièces d’origine ou de qualité équivalente. Ces derniers sont, en effet, en mesure d’assurer la qualité et la sécurité des pièces de rechange».

Mais de son côté, plus étonnant, la FNAA qui réunit les artisans de l'automobile se déclare prudente sur le maintien des marges des artisans-carrossiers tout en se déclarant favorable à la libéralisation des pièces.

Mais pour l'instant et malgré l'avis de l'ADLC, rien n'est joué. Et c'est bien aujourd'hui aux Pouvoirs publics d'agir. Seul le gouvernement peut décider ou non d'ouvrir ce marché à la concurrence. Autant dire que les réactions des uns et des autres préfigurent des opérations de lobbying dans les couloirs des ministères et de l'Assemblée nationale si un texte législatif y est proposé.
 
 
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