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L'autorité de la concurrence veut libérer les pièces

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Catherine Leroy

Lundi 8 octobre 2012

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Des pièces de carrosserie librement distribuées, des informations techniques en libre accès, des contrats de garanties clairs, l'Autorité de la concurrence reste ferme sur son avis et son objectif de faire baisser le prix de la réparation automobile.
 L'autorité de la concurrence veut libérer les piècesL’ Autorité de la concurrence persiste et signe ! Plus d’un an après avoir démarré une enquête minutieuse sur les prix pratiqués dans la réparation et l’entretien automobile par les réseaux des constructeurs, le verdict de cette instance est tombé : oui le secteur manque de concurrence et oui il faut bien ouvrir le monopole des constructeurs sur la vente des pièces de carrosserie !

Plus encore que le caillou dans la chaussure, l’Autorité de la concurrence lance en plein Mondial de l’automobile un pavé dans la mare et s’attaque frontalement aux pratiques des constructeurs qui n’ont pas manqué de réagir d’ailleurs en déposant un recours devant le Conseil d’Etat. Et aujourdh'ui même en dénonçant une nouvelle fois ces conclusions que ce soit sur la forme ou sur le fond.

Mais les rapporteurs de ce dossier ont tenu bon, ont contredit l’ensemble des arguments avancés par les marques automobiles et proposent au législateur d’organiser dans un délai de 4 à 5 ans l’ouverture du marché des pièces de carrosserie.

Cette libéralisation se ferait par familles de pièces : en premier lieu, le vitrage et les optiques (soit un  tiers du marché), puis les rétroviseurs et les pare-chocs, ce qui correspondrait aux deux-tiers du marché, pour finir par les pièces de tôlerie et la totalité du marché dont la valeur est estimée entre 1,8 et 2,6 milliards d’euros.

Selon l’autorité de la concurrence tout plaide en faveur de cette libéralisation :
  1. Tout d’abord, seul un tiers des pièces de carrosserie sont fabriquées par les constructeurs eux-mêmes venant ainsi balayer l’argument du risque de chômage.
  2. Ensuite, la mobilisation pour le design qui nécessite beaucoup d’investissement selon les constructeurs ne faiblira pas étant donné l’importance qu’elle représente dans la vente de la voiture.
  3. De même, aucune étude ne montre les problèmes de qualité largement évoqués par les constructeurs.
  4. Enfin lorsque ces derniers invoquent la vente à perte de leur véhicule neuf, nécessitant une récupération de marge sur le commerce de pièces, l’argument est également rejeté. L’autorité de la concurrence a calculé que cet impact ne serait que de 10 euros par voiture neuve !

« C’est tout le modèle économique qui doit être revu. On ne peut vendre à perte des véhicules neufs tout en se rattrapant sur l’après-vente. Nous ne pouvons aller non plus à contre-courant de nos voisins européens. C’est pour cette raison que nous proposons une évolution graduée », a indiqué Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence.


Mais l'ensemble de l'avis ne porte pas uniquement sur les pièces de carrosserie. Les cinq obstacles à la concurrence, déjà mis en lumière lors de l'avis provisoire, restent toujours d'actualités.
 

  • Libre commercialisation des pièces de rechange par les équipementiers de première monte. L'ADLC demande que ces équipementiers puissent plus facilement entrer sur le marché de la rechange indépendante sans se voir imposer des clauses restrictives par les constructeurs ou même qu'il ne leur soit plus interdit d'apposer leur logo sur la pièce qu'ils fabriquent. Pour cette raison, l'ADLC demande que le délit de supression de marque soit abrogé dans le secteur automobile. Les équipementiers pourraient alors facilement effacer le logo du constructeur sans enfreindre le code de la propriété intellectuelle et vendre plus aisément leurs pièces aux réseaux indépendants.
  • L'accès aux informations techniques. Les intermédiaires spécialisés qui fournissent aux garagistes les informations techniques se plaignent d'être parfois obligés de pratiquer le "reverse ingeniering" (art d'étudier un objet pour en déterminer le fonctionnement interne). Cette pratique entre clairement dans le domaine de compétence de l'ADLC à condition de prouver que la concurrence ne peut s'exercer librement. Or la mise à disposition des informations techniques pour la réparation des véhicules conditionne l'homologation d'une voiture neuve. L'ADLC demande alors que des sanctions suffisament crédibles soient mises en oeuvre par l'Utac qui en France intervient à ce moment précis de l'homologation.
  • Pas de garantie liée à la réparation. L'ADLC juge toujours les contrats de garantie ou d'extension de garantie trop flous et confusants pour les consommateurs. « Les contrats ambigüs doivent être réécrits avant la fin de l'année sous peine d'une nouvelle intervention », a exigé l'Autorité de la concurrence.
  • Les prix de vente conseillé des pièces de rechange, qu'elles soient vendues par les constructeurs ou les équipepmentiers, restent trop souvent proches et peuvent soupçonner une entente.
 
 
Vos réactions
Par Mika59134 Le 09/10/2012 à 21:55

Enfin

Si sa pourrait être mis plus rapidement en place ! Car bon si c'est comme avec Free on va se faire encore plumer 5 ans avant d'avoir une baisse du jour au lendemain...
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Par nounours Le 09/10/2012 à 09:58

garage

excelente idee
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