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Des bornes électriques à la maison

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Elsa Becherra

Jeudi 6 septembre 2012

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Véhicule électrique oblige, constructeurs automobiles et professionnels de l'habitat s'allient pour préparer le futur. .
 Des bornes électriques à la maisonLa question du développement durable et l’émergence des voitures électriques ont fait se rencontrer deux acteurs qui, jusqu’ici, s’ignoraient : les cons­tructeurs automobiles et les professionnels de l’habitat. Au cœur de leurs préoccupations, un sujet commun : celui des bornes de recharge. « Nous restons avant tout un fabricant d’automobiles, mais pour le véhicule électrique nous sommes obligés de regarder l’environnement de manière plus large, et de nous préoccuper du problème des infrastructures », reconnaît Serge Prévot, responsable véhicules électriques de PSA Peugeot-Citroën.

Les systèmes de charge rapide en voirie joueront un rôle clé pour rassurer les acheteurs. Mais ce sont les solutions de charge à domicile et au travail qui primeront à l’usage. Applicable depuis juillet, la loi du droit à la prise (issue du Grenelle de l’environnement) oblige tout immeuble neuf à disposer de 10 % de ses places de parkings équipées en bornes. Dès 2015, les bâtiments collectifs anciens devront respecter la même règle si un des occupants le demande.
Quelle solution choisir, où installer les bornes ? Selon Serge Prévot, les premières discussions sur ces questions ont été initiées par les professionnels de l’habitat il y a deux ans. Elles s’intensifient depuis une année. Et déjà, les concrétisations de certains échanges sortent de terre.



Mia rejoint Saint-Gobain

 Des bornes électriques à la maisonLa maison Multiconfort de Saint-Gobain (également partenaire du concept MFC 2020) à Beaucouzé près d’Angers (49) a été inaugurée il y a un an. Elle est dotée de 25 m2 de panneaux photovoltaïques qui permettent, avec leur excédent d’énergie, d’alimenter les batteries d’une petite Mia. « Notre consommation s’équilibre avec une voiture électrique. En l’occurrence, la plus
légère et celle qui consomme le moins du marché »
, se félicite Maurice Manceau, directeur habitat France Saint-Gobain.
« Nos deux projets vont bien ensemble, et à l’avenir, nos deux secteurs d’activité seront indissociables », estime Éric Fuzeau, responsable grands comptes de Mia Electric. Selon lui, un des atouts de telles associations réside dans la contre-argumentation qu’elles permettent d’opposer aux détracteurs des voitures électriques. Détracteurs selon lesquels l’origine de l’énergie nécessaire pour faire rouler les véhicules n’est pas écologique. « Ici, l’énergie est bien verte », souligne Éric Fuzeau.


Lafarge intègre un Renault Twizy

À Roanne dans la Loire, la maison à énergie positive des groupes Lafarge et
Cécile Robin fait aussi la part belle à la mobilité électrique, et y sont prévues des
prises pour alimenter une voiture électrique grâce à l’énergie générée par ses 24 m2 de panneaux photovoltaïques. Un quadricycle Twizy prêté par un concessionnaire Renault a été intégré le 12 juillet pour l’inauguration. « À un moment donné, le photovoltaïque ne sera plus rémunérateur, les aides vont aller en diminuant. Il faut donc réfléchir aux moyens d’utiliser l’énergie », explique Olivier Roobrouck, dirigeant des maisons Cécile Robin. À terme, la batterie de la voiture immobilisée au garage pourra permettre de stocker le surplus d’énergie produit par les panneaux photovoltaïques pour le redistribuer au réseau. Des expérimentations de ce type sont en cours aux États-Unis, en Allemagne (BMW), et au Japon (Nissan). À l’avenir, les discussions entre professionnels de l’habitat et constructeurs automobiles devraient donc se multiplier. Aujourd’hui, PSA réfléchit même à la possibilité de fournir une voiture électrique lors de l’achat d’un appartement « zéro émission », en partenariat avec un groupe immobilier.


Nissan se branche avec Velux

 Des bornes électriques à la maisonSi le concept MFC 2020 est le plus abouti, il ne s’agit pas d’un cas unique.
À Verrières-le-Buisson dans l’Essonne, la maison à énergie positive Air et Lumière du groupe Velux (qui a participé au projet MFC 2020) compte Nissan parmi ses partenaires. Elle sera habitée dès septembre par une famille qui testera l’installation pendant un an. Nissan s’est joint à l’expérience en prêtant une Leaf aux occupants. « Nous avons hâte de voir comment va évoluer la famille et de recueillir leurs impressions », déclare Pierre Boutin, président de Nissan West Europ.


BMW s'allie à maison france Conforts

 Des bornes électriques à la maisonÀ Saint-Priest, dans la banlieue lyonnaise, BMW s’est associé au constructeur Maison France Conforts (MFC) pour le concept home MFC 2020, inauguré le 7 juin. Il s’agit d’une maison individuelle à énergie positive, c’est-à-dire qui produit davantage d’énergie qu’elle n’en consomme. En 2020, tous les bâtiments neufs devront répondre à cette obligation pour être conformes à la réglementation thermique qui entrera en vigueur.
« L’association entre habitat et transport est l’une des clés d’origine du projet », explique Hervé Chavet, directeur recherche et développement et partenariats chez MFC. Le concept repose sur l’équation « maison individuelle + voiture électrique = zéro énergie + zéro CO2 ». Concrètement, 115 m2 de panneaux solaires photovoltaïques alimentent la maison, via un réseau de distribution d’électricité intelligent (un « smartgrid ») qui communique avec l’ensemble des postes de dépense d’énergie
et les alimente en fonction des pics de consommation.
Parmi ces postes de dépense : deux bornes de recharge situées dans le garage. L’excédent d’électricité accumulé par les panneaux leur permet de charger la batterie d’une BMW Active E, en lui allouant une autonomie de 60 km par jour (qui n’est pas celle de la voiture, puisqu’elle est de 160 km selon BMW). Aujourd’hui, la voiture est utilisée par les commerciaux de MFC
et restera sur place jusqu’à fin octobre, avant la commercialisation de la BMW I3. Il s’agit d’une des dix BMW Active E testées en France par des entreprises. Elle doit permettre au constructeur de mettre en place un parcours client complet,
de la vente à l’adaptation du réseau électrique et à l’installation du coffret de charge. « À Saint-Priest, notre motivation consiste
à intégrer le véhicule dans l’habitat et à le faire communiquer avec une maison. C’est une expérience inédite et très positive »,
explique Olivier Dufieux, responsable technique BMW Active E.
En effet, les Français restent très attachés à l’habitat individuel. Une part non négligeable d’entre eux habite hors des grandes villes, et a besoin d’une voiture pour se déplacer. Lever les appréhensions de cette frange de potentiels acheteurs sur la motorisation 100 % électrique constitue donc un axe majeur pour les constructeurs. Et de tels projets, par leur aspect très concret, peuvent y aider.



 
 
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