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L'approvisionnement en matériel récent grossit

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Emmanuel Taillardat

Mercredi 3 octobre 2012

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Loueurs de longue durée, de courte durée, marchands VO, enchères... les professionnels de l'occasion livrent leur vision du marché et leurs prévisions pour les mois qui viennent.

LLD. La diminution des restitutions va s'accentuer

 L'approvisionnement en matériel récent grossitC’est une bonne nouvelle pour la profession : annoncés en diminution avant l’été, les volumes restitués par les loueurs de longue durée sont demeurés stables par rapport à l’été 2011. Avec de grosses variations selon les loueurs, ALD ayant été fort, GE faible, aux dires des spécialistes. Explication : les leasers ont allégé leurs stocks, conséquents avant l’été, en étant globalement moins gourmands sur leurs prix de réserve, soutenant ainsi leurs volumes. « Il valait mieux mettre en œuvre une politique dynamique de soutien de la demande pendant l’été, et s’assurer de stocks sains avant la rentrée », confirme un opérateur majeur. Ainsi, les acheteurs de VO issus de la LLD ont pu bénéficier de bons prix, « inférieurs de 3 à 4 points à ceux qui prévalaient avant l’été », confirment nos répondants.
Du côté des acheteurs, la fréquentation des marchands a été soutenue pendant l’été, celle des concessionnaires, beaucoup moins. Depuis l’avant-dernière semaine de septembre, c’est même « une très bonne fréquentation des marchands, un marché dynamique », souligne un responsable remarketing.
 

Contrats prolongés
Plusieurs informations décisives sont arrivées : d’une part, les restitutions vont diminuer en septembre, « mécaniquement en raison de moindres mises à la route voici 36-40 mois, analyse le panel. Mais d’autre part – c’est une conséquence de la crise qui impacte les dépenses des flottes –, les contrats sont prolongés chez beaucoup de clients, car les utilisateurs roulent moins qu’avant, et les entreprises conservent les autos quelques mois de plus. » Certains loueurs abondent de surcroît en ce sens auprès de leurs clients. La conjonction d’une forte demande et du nombre de restitutions en baisse fait que les prix remontent mécaniquement de deux points depuis début septembre. Et les loueurs ne s’attendent toutefois pas à retrouver les niveaux de prix de l’automne 2011. Les achats LLD restent donc intéressants pour les professionnels.



LCD. la fin des achats « en risque » 

 L'approvisionnement en matériel récent grossitLa saison d’été a été meilleure que ne le redoutaient les loueurs à fin juin : « Le nombre de journées de location est resté stable au cumul par rapport à 2011. Nous avons démarré juillet avec une mauvaise météo, nous avons réussi à nous rattraper avec une belle seconde partie d’été », assurent les professionnels. Les flottes, qui étaient plutôt sous-dimensionnées à fin juin, ont donc été ajustées au mois le mois. Les statistiques des 3A sont parlantes : baisse de 41,2 % des immatriculations à loueurs courte durée en juillet, mais hausse de 42,6 % en août ! « Il a fallu jouer des opportunités proposées par certains constructeurs pour ajuster nos parcs, la demande était forte en août », témoigne un acheteur. Il se murmure que les trois marques françaises, et surtout PSA, ont quelque peu anticipé les besoins des loueurs et décroché le téléphone les premières. En ce qui concerne les restitutions, la grande majorité des volumes, en buy-backs, sera rendue dès fin septembre. Elles viendront télescoper les stocks déjà pléthoriques chez certains constructeurs, qui ont eu du mal à les revendre à leurs réseaux durant l’été (sauf chez Renault, dont les stocks RVO sont très probablement normaux, après les baisses de tarifs consentis au réseau au premier semestre).

En revanche, les loueurs qui pratiquent les achats dits « en risque » font face à un épineux problème (Hertz et, dans une moindre mesure, Avis) : celui des valeurs de revente inférieures aux valeurs résiduelles calculées lors de l’achat. Il faudra choisir entre la peste (des remises à la route forcées pour diluer le flux des reventes) et le choléra (perdre de l’argent pour favoriser un stock sain). En haut lieu, on dit que les achats « en risque » n’ont définitivement plus la cote chez ceux qui les pratiquent. Alors 2013 année 100 % buy-back ? Mais le mode de financement n’est pas seul en cause, les volumes immatriculés le sont aussi. Comme chez Peugeot, qui s’apprêterait à réduire la voilure pour l’année prochaine.

 
 
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