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Véhicule électrique : tout reste à faire

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Arnaud Murati

Vendredi 12 octobre 2012

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Le gouvernement vient de mandater un haut fonctionnaire pour réunir les conditions nécessaires au développement du véhicule électrique. Il était temps. Aujourd'hui, le territoire français est quasiment dénué de toute borne de recharge.

Sept mille euros de bonus maximum ! Le gouvernement a amplifié au cœur de l’été la prime attribuée aux modèles électriques neufs afin « d’encourager l’achat de véhicules écologiques populaires », selon ses termes.

 Véhicule électrique : tout reste à faireDésormais, il appartient à l’ingénieur général des mines Philippe Hirtzman, d’animer des réunions et de proposer, d’ici à la fin de l’année, des solutions permettant le déploiement massif des véhicules électriques. L’ingénieur rencontrera très prochainement ERDF, les sociétés d’autoroute et les gestionnaires de parking afin de « lever les obstacles », comme le lui a publiquement demandé son ministre de tutelle, Arnaud Montebourg : ristourne ou gratuité au péage pour ces véhicules, ou encore des réductions de tarif, voire la gratuité du stationnement dans les parcs publics, semblent par exemple d’ores et déjà acquises. Reste encore à parvenir à des accords de financement afin de localiser les endroits où implanter des bornes de recharge rapide... un travail qui avait déjà été effectué par le sénateur UMP Louis Nègre en 2011.

 

Pas un seul client...
La société Delek France (exploitante des stations-service à enseigne BP) s’est lancée, et a implanté la première borne de recharge rapide sur autoroute en France. Celle-ci se trouve sur l’A6, dans l’Yonne, sur l’aire de la Chaponne et a été inaugurée le 5 juillet. La recharge complète dure de 15 à 20 minutes, et est facturée 5 € par Delek. Mais à 200 kilomètres de Paris, les automobilistes branchés se font rares, au point qu’aucun d’entre eux n’a encore utilisé la borne : « C’est surtout symbolique. Nous savions que la première année il y aurait très peu de clients, indique Delek France, cela permet d’apprendre ».

 Véhicule électrique : tout reste à faireBien que toutes les études françaises et étrangères tendent à prouver que l’essentiel de la recharge s’effectue soit à domicile soit sur le lieu de travail, les automobilistes ont besoin d’être rassurés. Il faut donc impérativement implanter des bornes sur l’ensemble du territoire, ce qui a un coût non négligeable : 1 000 € environ pour chaque véhicule électrique mis à la route, selon les propos tenus par Michèle Bellon, présidente du directoire d’ERDF, lors d’une audition à l’Assemblée nationale en juillet : « Les coûts ont été établis en examinant de très près les modes de vie et d’usages, et en estimant le prix du raccordement au réseau des bornes : nous en sommes arrivés à ce chiffre de 1 000 € par véhicule. Notre approche a été validée (…) Pour installer des bornes à Paris, Nice ou ailleurs, il faut casser le bitume, creuser des tranchées.. Des travaux qui engendrent des frais », à fait observer Madame la présidente à son auditoire d’élus. L’électrique pour le grand public ne pourra en outre se développer massivement qu’une fois les compteurs intelligents mis en place chez les particuliers, les fameux « smart grids ». À ce jour, ils demeurent au stade expérimental. Autre point fondamental, « les constructeurs ont besoin de visibilité », comme l’affirme Joseph Beretta, président de l’Avere France, association de promotion de la mobilité électrique. Ce qui signifie que les 7 000 € de bonus accordés ne doivent surtout pas être remis en cause à chaque discussion de projet de loi de finances. La filière GPL, qui a explosé en plein vol une fois le bonus raboté, en sait quelque chose : « 7 000 € de bonus, cela ouvre un petit marché, ce qui n’est pas négligeable », continue le président de l’Avere, « mais il faut que l’aide accompagne la technologie jusqu’à son seuil de maturité, soit d’ici cinq ans », rappelle-t-il...

 

 
 
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