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Attaqué de toutes parts, PSA défend sa stratégie

Actu /  Economie

Jean-Pierre Genet

Vendredi 13 juillet 2012

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Face au monde politique et syndical en émoi, PSA défend sa stratégie et la suppression de 8 000 postes en France.

Philippe Varin doit justifier et préciser son plan. Voire sa stratégie. Attaqué de toutes parts, PSA défend sa stratégie Politiquement, cela passe mal. Le gouvernement n'accepte pas en l'état le plan dévoilé par PSA, a déclaré Arnaud Montebourg, ministre du redressement production. Il s'est dit décidé à examiner le bien fondé des décisions de PSA et a nommé un expert.
 

Arnaud Montebourg a indiqué qu'il recevrait prochainement les syndicats du groupe qui attendent des détails du plan lors des comités d'établissement prévus sur chaque gros site.

Voici quelques unes des premières réactions, plutôt vives.

Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT de l'usine d’Aulnay : « Nous CGT, cela fait 12 mois que l'on a sorti le document qui indique la fermeture d'Aulnay. Pendant 12 mois nous avons dit la vérité contre vents et marées, quel crédit accorder alors à Philippe Varin, qui a menti devant la France entière ? (…) Les ventes ne baissent pas, le groupe et les actionnaires se portent bien. Si les ventes ont chuté, c'est pour des raisons politiques, parce que PSA a cessé de vendre sur son deuxième plus gros marché, l’Iran. Il y 10 milliards d'euros dans le coffre ! Et plutôt que de s'en servir, ils préfèrent fermer Aulnay ! Aujourd'hui, nous tous représentons une véritable bombe sociale, et nous n'allons pas nous priver de l'utiliser. »
 

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, sur le plateau de France 2 : « C’est un évènement tremblement de terre pour l’économie française. (…) Il s’agit pour le gouvernement de faire la lumière ; pourquoi l’année dernière Peugeot a-t-il versé 250 millions d’euros de dividende à ses actionnaires ? (…) Il y a un devoir de Peugeot vis-à-vis de la nation France. Nous ne pouvons pas accepter aujourd’hui que des plans sociaux soient abusifs. Ils doivent être strictement proportionnés aux difficultés de l’entreprise… »
 
Stéphane Troussel, premier vice-président du conseil général de Seine-Saint-Denis: « Je ne considère pas cette situation comme inéluctable, il s'agit d'une bataille, il faut de toute façon sauvegarder les emplois industriels sur un site qui correspond à la main d'oeuvre locale. Le chômage en Seine-Saint-Denis est de trois points supérieur à la moyenne nationale. »


Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle pour le NPA et salarié de Ford : « Il ne faut pas considérer que c'est perdu, il faut que la révolte l'emporte sur la résignation (…) tant que ce n'est pas fermé, il faut se battre. Il faut empêcher les capitalistes d'exploiter les gens ! »
 
Face à ces réactions, Philippe Varin, doit se justifier.
 

"Nous avons fait des études approfondies sur tous les scénarios possibles", a assuré Philippe Varin, le président du directoire de PSA, en mettant en avant des pertes de 200 millions d'euros par mois actuellement. Les résultats semestriels de PSA seront connus le 25 juillet.


Philippe Varin a dénoncé le coût du travail en France, dont il réclame une baisse "massive". "Pour restaurer nos marges, il y a une marge de flexibilité sur le coût du travail. Nous avons le coût du travail le plus cher en Europe et nous produisons 44% de notre production en France", a-t-il repété.


De son côté, Frédéric Saint-Geours, directeur des marques Peugeot et Citroën, au micro de France Inter : « Depuis un an, tous les mois, nous dépensons 200 millions d’euros de plus que nous en gagnons. Bien sûr, nous avons une sécurité financière. Mais c’est de l’endettement, des lignes bancaires, pas de l’argent qui dormirait dans les sous-sols de la Grande Armée… »

Des CE sont également prévus à Sochaux, Mulhouse, Rennes et Poissy.


Sur les 8.000 postes à supprimer, PSA espère trouver 6.500 volontaires au départ, via des mesures qui restent à discuter avec les organisations syndicales.


PSA a promis de "revitaliser" le site d'Aulnay grâce à d'autres entreprises qui pourraient venir s'y installer. Le groupe a décidé de ne pas vendre ses terrains (170 hectares).


Rappelons que le groupe prévoit aussi de reclasser 1.500 salariés d'Aulnay sur le site de Poissy (Yvelines), qui va monter en puissance. Mais cela signifie pour les salariés d'accepter de déménager à une cinquantaine de kilomètres d'Aulnay.
 

Des détails sont également attendus sur les réductions d'effectifs "de structure" dans la recherche/développement (1.400 postes), la direction industrielle (1.325), marketing (570) et 284 postes dans les autres directions.

 

 
 
Vos réactions
Par jkrHnKUMTrOvgtk Le 09/02/2013 à 03:38

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Je ne sais pas d oc3b9 vous sortez vos afmirfations mais elles n ont pas cours en France en tout cas: Les couts de licenciements. (parce que tous les employes se font licencier un joure280a6 donc il faut bien budgeter le cout) : le licenciement c3a9conomique ou non est un alc3a9as, on ne le calcule pas c3a0 l avance car diffc3a9rents facteurs entrent en ligne de compte pour son calcul(anciennetc3a9,c3a2ge,nc3a9gociation de dc3a9part volontaire etc), s il peut c3aatre intc3a9ressant d en estimer le cout pour un gestionnaire, je ne pense pas qu on puisse l inclure d office dans un budget c3a0 moins d c3aatre cynique ou vraiment prc3a9voir que l entreprise va pc3a9ricliter ou se restructurer: un chef d entreprise qui n est pas un financier pense d abord en termes de dc3a9veloppement!Les taxes fixes: oui, elles servent c3a0 financer les infrastructures tant localement que nationalement et il y a eu une rc3a9forme de la taxe professionnelle qui s appelle dc3a9sormais CVAE mais des taxes doivent bien exister aussi dans les autres pays d Europe dont l Allemagne! Les taxes sur la marge restante : de quoi peut il s agir? je crois que vous voulez peut etre faire allusion c3a0 ce que nous appelons dans l Hexagone:l impc3b4t sur le rc3a9sultat ou impc3b4t sur les socic3a9tc3a9s. En France, il est dans la moyenne europc3a9enne. les bc3a9nc3a9fices de la flexibilitc3a9 c3a9ventuelle etc Alors, lc3a0 on ne comprend rien c3a0 votre sabir: voulez vous parler de la formation professionnelle continue qui est financc3a9e par une ponction sur les entreprises? ou bien du systc3a8me c3a9ducatif qui aprc3a8s le bac sert c3a0 donner une formation en vue d un mc3a9tier et est en grande partie financc3a9 par l Etat? Dans le second cas, la formation des ingc3a9nieurs, des ouvriers profite directement aux entreprises et elles n acquittent rien puisqu il s agit d un financement global payc3a9 par tous les contribuables: d ailleurs cette formation bien qu imparfaite est un des facteurs attractifs pour les entreprises c3a9trangc3a8res qui veulent s implanter en France, cela est reconnu dans le monde entier. Quand c3a0 la formation professionnelle, si c est de cela que vous vouliez parler, elle est rc3a9git par le systc3a8me de la mutualisation donc les entreprises peuvent profiter du financement meme si leur cotisation est minime(cas des TPE) mais encore faut il que les dirigeants, les responsables dans les entreprises s y intc3a9ressent, ce qui est rarement le cas.Alors, revoyez vos connaissances avant de parler.
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