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L'activité des équipementiers français en net recul

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Catherine Leroy

Lundi 1 octobre 2012

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La Fédération des équipementiers présente un bilan semestriel en forte baisse. Le chiffre d'affaires de la sous-traitance en France a chuté de 11% sur le premier semestre 2011.
Les équipementiers affichent un chiffre d'affaires en forte baisse sur ce premier semestre 2012. Le chiffre d'affaires des sous-traitants de l'automobile sur le territoire s'élève à 8,76 milliards d'euros en baisse de 11% par rapport à la même période en 2011.

 L'activité des équipementiers français en net reculCes ventes totales se décomposent en 7,4 milliards d'euros pour l'activité de la première monte (-11,3%) et 1,75 milliards d'euros pour les ventes concernant la rechange automobile (- 10,2%). Dans le même temps les effectifs ont été réduits de 4%. « Les équipementiers qui souffrent sont ceux qui n'ont pas appliqué ce que nous appelons la trilogie gagnante, à savoir : une baisse de leur point mort, une diversification de leur portefeuille client et une internationalisation de leur activité », explique Claude Cham (photo), président de la Fédération des équipementiers. Au final le solde de la balance commerciale reste excédentaire à 616 millions d'euros mais chute fortement (-40 %) par rapport au premier semestre 2011.

Une grande partie de cette dégringolade est à mettre au compte de l'arrêt des échanges avec l'Iran qui représentait un volume non négligeable des exportations automobiles d'équipements et pour lesquels 1 500 personnes travaillaient. « Les chiffres sont à prendre avec beaucoup de sérieux. Et nous devons arrêter de nous bercer d'illusions de lendemains meilleurs », a estimé Claude Cham pour qui l'année 2013 ne doit pas être envisagée sous de bons auspices. « Nous sommes dans une situation instable et l'incertitude sur les dettes souveraines ne sera pas sans affecter la situation de nos entreprises. »

Cette baisse d'activité s'explique bien sûr par une réduction de la production sur le territoire. Durant les six premiers mois de l'année, l'estimation de la production de véhicules légers en France fait état d'une baisse de 8,8 % à 1 134 000 véhicules, ce qui représente une perte de 110 000 véhicules par rapport à la même période de 2011. « Le marché a été artificiellement dopé durant ces trois dernières années. Le taux d'utilisation des usines en France est d'environ 60%. Notre pays va devoir défendre sa place avec âpreté. Je ne vois comment l'on peut faire l'économie d'une restructuration. Mais ce ne sont pas les seules mesures à prendre. Car les véhicules vendus en France doivent reposer sur d'autres critères que celui du prix pour pouvoir lutter contre la conquête de part de marché par des constructeurs mieux armés financièrement », poursuit Claude Cham. « Nous n'avons plus de temps à perdre et nous ne pouvons plus faire l'économie d'un débat sur la flexibilité du travail. » Pour le président de la fédération, trois critères fondamentaux sont à prendre en compte : 
  • la qualité : même si des progrès ont été réalisés, il faut poursuivre l'amélioration de la qualité perçue qui n'est pas encore au niveau de celle de nos concurrents.
  • l'image de marque : pour Claude Cham, la stratégie qui consiste à se développer dans le low cost n'est pas suffisante car une image de marque se construit surtout par le haut de gamme.
  • le coût : si nous sommes aujourd'hui parvenus à un même niveau de coût avec l'Allemagne, la France souffre toujours d'un différentiel de compétitivité qui ne pourra se gommer qu'en mettant en place une politique sociale différente et notamment avec plus de flexibilité dans l'emploi et avec le financement de la protection sociale sur d'autres critères que le facteur travail.
 
 
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