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Le rapport Sartorius émet des réserves sur le plan de PSA

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Jean-Pierre Genet

Mardi 11 septembre 2012

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Le rapport Sartorius, valide la fermeture d'Aulnay, mais note les points du plan de PSA qu'il faudra surveiller.

Emmanuel Sartorius et Arnaud Montebourg présentent le rapport sur la situation de PSA et son plan de restructuration. Le rapport Sartorius émet des réserves sur le plan de PSAEmmanuel Sartorius, qui avait été missionné par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, pour comprendre la situation de PSA et son plan de restructuration, a remis son rapport (voir document intégral). Ce texte, qui sans surprise, valide la fermeture d'Aulnay, émet en revanche de nombreuses réserves et critiques sur la politique annoncée du constructeur. Voici les principales.

La réduction des investissements en recherche ne doivent pas compromettre l’avenir.
Les mesures de diminution de l’investissement et de la R&D ne sont acceptables qu'autant
qu'elles ne nuisent ni au développement international du groupe, ni à sa capacité de
préparation de l’avenir, ni à la modernisation de son outil industriel. Le groupe PSA doit en faire la démonstration. Une partie de la réduction des dépenses de R&D peut sans doute être compensée par une amélioration de son efficacité. Le groupe fait un pari sur sa stratégie d’alliance avec GM pour les nouveaux développements. Cette approche demande à être explicitée.
 

La mission manque d’information sur l’avenir du site d’Aulnay
Le rapport déplore que la mission n'ait pas eu d'autre information sur la revitalisation du site d'Aulnay que « l'assurance que lui a donnée la direction de PSA qu'elle ne cherchait pas à y réaliser d'opération immobilière ». Ce point devra être approfondi ; si l'arrêt de la ligne d'assemblage d'Aulnay était décidé, il faudrait alors démarrer ces nouvelles activités sur le site sans attendre la fermeture complète de la chaîne d'assemblage (2014), de façon à en minimiser l'impact.
 

Il faut garantir un nouveau véhicule pour Rennes
L’affectation d'un nouveau modèle à Rennes et les investissements qui y sont liés
doivent être garantis, comme annoncé par la direction. De plus des mesures de revitalisation seront nécessaires. Le projet de plateforme BVH2’ devait être implanté à Rennes, il est aujourd’hui gelé dans l’attente des résultats des groupes de travail, dans le cadre de son alliance avec GM. La direction s'est en tout cas engagée à affecter un nouveau modèle à Rennes et à réaliser les investissements qui y sont liés. Le groupe envisage néanmoins une réduction des effectifs de 1 400 postes sur ce site.
PSA s’engage à fournir à chaque salarié l’accompagnement nécessaire pour lui permettre de trouver une solution à son cas particulier. Il s’est par ailleurs engagé à revitaliser le site de Rennes.
Selon le rapport, la pérennité du site de Rennes doit donc être clairement déconnectée des conclusions des différents groupes de travail mis en place dans le cadre de l’alliance PSA-GM, attendues pour le dernier trimestre 2012, même si la nature du véhicule affecté à Rennes pour remplacer la C5 en dépendra.


Il faut examiner de près la situation des fournisseurs de rang 2 et 3
PSA affirme que, le volume global de production restant le même, la sous-traitance
n'en sera pas affectée ; c'est probablement vrai pour les sous-traitants de
rang 1. Il faudra le vérifier pour les sous-traitants de rang 2 ou 3, dont la situation
devra être examinée de près, recommande le rapport. L'avenir de la sous-traitance dite d'hôtellerie (gardiennage, nettoyage, chauffage, restauration, ...), quant à lui, est lié à la
revitalisation du site.
 

L’alliance avec GM se fera-t-elle au détriment des fournisseurs de PSA ?
PSA a annoncé la création d'une JV avec GM qui doit gérer les achats réunis des deux groupes. Il est encore difficile d’en mesurer les bénéfices pour PSA. Ceux-ci ne pourront en toute hypothèse être que lointains. Comme leur centre de gravité (4/5 d'achats GM, 1/5 d'achats PSA) se situera aux Etats-Unis et que la JV aura certainement une approche mondiale dans le choix de ses fournisseurs, PSA doit donner des assurances sur l'avenir de sa base française de sous-traitants.


 

Comment PSA en est-il arrivé là?

Le rapport Sartorius établit d’abord un diagnostic pour comprendre comment PSA en est arrivé à fermer Aulnay et à supprimer près de 10 000 emplois.


Des surcapacités structurelles

Pour comprendra la situation dans laquelle est plongée PSA, le rapport Sarturius, met en avant la dégradation du marché européen qui ne cesse d’empirer. Depuis l’été 2011, les perspectives de reprise s'éloignent. Les analystes révisent régulièrement leurs prévisions à la baisse et ne voient plus maintenant le rétablissement du marché automobile européen avant 2014 et son retour à son niveau historique de 2007 avant 2018 !
Dans cette conjoncture, les constructeurs les plus pénalisés sont les généralistes, comme
Fiat, Ford Europe, Opel, PSA et Renault. Les surcapacités et la concurrence, notamment
sur le bas et le milieu de gamme, conduisent les constructeurs à pratiquer de façon quasi-permanente des promotions et des rabais qui laminent leurs marges. En outre les
généralistes sont pris en tenaille entre les véhicules d'entrée de gamme fabriqués dans des pays à coûts salariaux plus faibles (Europe centrale, Afrique du Nord, etc..) et la domination de constructeurs allemands positionnés sur le haut de gamme, mais qui descendent en taille.
 

Un manque de réalisme dans les prévisions
L'Europe reste aujourd’hui le coeur du marché de PSA, dont elle représente 60 % (Russie incluse). La France absorbe 40 % des ventes du groupe en Europe, ce qui le rend exportateur net au niveau national. Ce faisant le groupe apporte une contribution de
premier plan à la vitalité de la filière automobile française. Selon le rapport, l’avenir de ses usines doit donc être vu en fonction du marché européen, d'une part, et de l'alliance PSA-GM, d’autre part.
Le groupe doit restructurer son appareil de production. Il semble bien qu'on soit
arrivé au bout de ce que permettent les mesures conjoncturelles.
Avec le recul, la direction de PSA a manqué de réalisme dans la définition de ses moyens de production. Jusqu’au milieu des années 2000, le groupe a visé une production annuelle de 4 millions de véhicules, alors qu'il n'a jamais dépassé 3,6 millions. Il traîne donc depuis le début de la décennie 2000 des surcapacités devenues pénalisantes dans le contexte actuel de crise.


 

 
 
Vos réactions
Par lcQUtMblQrbqVeO Le 16/11/2012 à 09:15

MUIbmycouHV

dit :Saadlut mon pote e9cologique !Un peu trop tard pour pre9adveadnir Pe8re Noebl, mais voile0, une sugadgesadtion pour un livre : Myadceadlium Runadning : How Mushadrooms Can Save the World, par Paul Staadmets. Dans la chaadpitre ab Garaddeadning with mushadrooms bb, il exadplique un techadnique pour cultiadver des chamadpiadgnons coadmesadtible utiadliadsant les coadpeaux de bois, e9pandu. Lors que j’ai lu e7a, j’ai pense9 du BRF. L’ide9e est de inadtroadduire ses chamadpiadgnons de choix avant les spores des aretus arrivent.Et pour l’identification, je sugadge8re Les Chamadpiadgnons, par Roadger Philadlips, traadduit par Odile Ricklin.Bon re9adveillon !Stuart et Gabrielle
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