Dès les premiers mois de 2018, le volume de véhicules d’occasion immatriculés en France accusait un déficit par rapport à 2017. A la fin du premier semestre, le recul atteignait même -1,5%. Il s’est estompé par la suite, notamment grâce à un solide mois de novembre, qui s’est conclu sur une hausse de 6,2%. La performance n’a pas été rééditée en décembre puisque les immatriculations ont baissé de 0,8% par rapport au même mois en 2017, à 404 012 unités. Au final, le marché de l’occasion hexagonal termine l’exercice 2018 avec un total de 5 632 358 véhicules, soit un repli de 0,8% et un déficit de 46 246 véhicules par rapport à 2017, qui reste donc l’exercice de référence. Le bilan se révèle également inférieur à celui de l’année 2016, où 5,64 millions de VO avaient été immatriculés (soit une différence de 10 990 unités).

Les immatriculations des marques françaises, qui ont représenté 53% du marché, ont reculé de 2,9%, quand celles des marques importées ont augmenté de 1,7%.

Le VO récent à la fête


Malgré un recul global, le marché 2018 a été particulièrement porteur pour les véhicules d’occasion récents, qui ont afflué dans certains réseaux de distribution en fin d’année à la suite du WLTP. Les professionnels spécialisés dans la vente de VO récents n’ont pas manqué de matériel tout au long de l’année écoulée.

Le segment des VO âgés de moins de 1 an a ainsi grimpé de 8%, à 559 467 unités, soit une part de 10% du marché. Sur le seul mois de décembre, il a augmenté de 18%. Les immatriculations de Citroën et Peugeot ont grimpé respectivement de 1,8% et 4,7% en 2018, quand celles de Renault ont légèrement fléchi (-0,6%). Du côté de Citroën, l’arrivée du C3 Aircross sur le marché du VO récent a permis de compenser la chute des immatriculations de C3 (-19,7%) et C4 (-18,4%). Chez Peugeot, les 208 (+5,9%) et 5008 (+34,6%) sont les modèles qui ont le plus contribué à la progression. Pour Renault, les Kadjar (-11,4%) et Twingo (-8%) ont connu un net ralentissement sur ce segment, tandis que les immatriculations de Captur ont grimpé de 10,5%.

Sur ce segment des VO âgés de moins de 1 an, la croissance a été principalement portée par les marques importées (+14,8%), avec notamment des bonds significatifs chez Nissan (+30,3%), Seat (+38,8%), Skoda (+62,7%) et Mercedes-Benz (+29%).

Le plus de 5 ans en recul


En 2018, la croissance a gagné tous les segments des véhicules âgés de moins de 5 ans, dynamisés par la mise en place de la prime à la conversion. La plus forte progression a été observée sur la tranche des produits âgés de 2 à 4 ans : +9,5%. Au total, les VO âgés de moins de cinq ans ont représenté une part de 35,6% des immatriculations en 2018, à un peu plus de 2 millions d’unités.

La part des véhicules âgés de 5 ans et plus a donc pesé 64,4% du marché de la seconde main, à 3 629 194 unités (-4,8%), soit une perte de 2,8 points par rapport à 2017 (67,2%). Tous les segments des véhicules âgés de plus de cinq ans ont reculé l’an passé. Une tendance qui pourrait se poursuivre dans les prochains mois avec l’élargissement de la prime à la conversion.