Avec 265702 unités en janvier 2019, le marché allemand est cependant en progression de 12,1% par rapport à décembre 2018, après avoir reculé légèrement sur l'ensemble de l'année 2018, marquée par les difficultés des constructeurs face au WLTP (-30% en septembre, -7% en octobre, -10% en novembre et -7% en décembre).

« Si l'impact du WLTP diminue, la branche reste sous pression en raison du ralentissement économique et des multiples incertitudes autour du Brexit ou des relations commerciales », prévenait il y a une semaine le patron de Bosch, qui s'attend à un recul du marché international en 2019.

Le ministère allemand de l'Economie avait notamment nettement abaissé, fin janvier, sa prévision de croissance pour cette année, et ne table plus que sur 1% de hausse du produit intérieur brut (PIB), contre 1,8% encore à l'automne dernier.

Parmi les marques allemandes, la baisse est la plus marquée a été enregistrée par Porsche (-53,8% à 1318 unités). Au sein du groupe, la marque Volkswagen affiche un recul de 6,5%, à 50823 unités, tout faisant valoir 19% de part du marché.
Mercedes-Benz a reculé de 4,3% à quelque 25000 unités (9,5% du marché), tandis que les ventes de BMW ont baissé de 7,5% sur un an, à près de 19000 véhicules, pour 7,2% du marché.

Par ailleurs, Opel, désormais dans le groupe PSA, a baissé de 6,6% à près de 16000 unités. Parmi les importateurs, Ford a progressé de 14,6% à 21000 voitures, représentant 7,9% du marché. Chez les marques françaises, Renault et Peugeot ont baissé respectivement de 2,3% (3,7% de part de marché), et 5,1% (2,3% de part de marché), tandis que Citroën a vu ses ventes progresser de 10% à 4800 unités ou 1,8% du marché.

Le diesel, dont la popularité a chuté depuis le scandale des moteurs truqués, voit ses ventes reprendre légèrement (+2%) sur un an, pour atteindre une part du marché de 34,5%, alors que les voitures à essence restent majoritaires, avec 57,6% du marché, malgré un recul des ventes de 8%.


(avec AFP)