Encombrant, couteux à transporter et à stocker, obligatoirement lié à la prestation de montage, le pneumatique est un produit particulier à la vente. Allopneus.com en a pourtant fait le coeur de sa stratégie digitale. Et le coup de poker est plutôt réussi. La société, dont Michelin a pris 40% du capital en 2015, revendique une part de marché de 9%, avec 3,5 millions de pneus vendus en 2016 sur un marché estimé à 39 millions d’unités chaque année. Le site se positionnerait ainsi comme la première enseigne de vente de pneus en France, tous canaux confondus.

D'ailleurs, les acteurs du Web ont complétement rebattu les cartes. Au début des années 2000, le marché du pneumatique était bataillé par trois acteurs : les négociants spécialistes, les concessionnaires (et garages) et les centres-autos. Les pure player ont fait leur apparition quelques années après et représentent aujourd’hui 15% du marché en volume.

D’après une étude Google, le pneu serait le produit le plus recherché par les automobilistes, soit 60% des requêtes, devant les pièces détachées, les accessoires et les services de réparation. Aussi, plus de 75% des conducteurs préparaient leurs achats par le biais du Web.

En à peine 10 ans, Allopneus.com a conquis le marché notamment par "son approche non-conformiste et inventive", selon l’enseigne. Cette dernière a fondé son business model autour de trois grands axes primordiaux : prix compétitifs grâce à un circuit commercial ultra-court (objectif 50 000 pneus expédiés par jour fin 2017), une offre complète (20 000 références disponibles en permanence sur le site ) et le service. Même en tant que pure player, Allopneus.com a su trouver la parade en proposant le montage de ses pneus vendus dans l’un des 6 000 centres agréés et camionnettes.