Tout n’est pas encore parfait pour la marque Citroën mais les motifs de satisfaction affleurent de manière concrète. Au rang des points positifs, on retiendra les résultats enregistrés au moins de juin 2018 : une croissance de 11,1% (sur un marché à +9,2%), à 24 403 unités.

« Sur ce mois, nous avons gagné 1,5 point de part de marché sur le canal des particuliers et près de 1 point sur celui des sociétés. Nos résultats ont été tirés par les modèles de demain : la C1, le C3 Aircross et le C4 Cactus », détaille Amaury de Bourmont, directeur du commerce France de Citroën et DS, qui se dit « très satisfait » des performances de la marque en juin. Au rang des bonnes nouvelles figure également le portefeuille de commandes, « très supérieur à l’an passé ». « Le mois de juin a clôturé de manière positive ces six premiers mois et impulse l’élan pour le second semestre ».

Des motifs de contrariétés demeurent cependant. A commencer par les résultats au cumul des 6 premiers mois : -0,4% sur un marché VP à +4,7%, soit une part qui reste en dessous des 10% (9,6%). « Je ne me risquerai pas à pronostiquer une part de marché car beaucoup d’incertitudes pèsent sur le marché. Grâce à notre portefeuille de commandes, nous voulons rattraper notre retard par rapport à 2017 et ensuite reprendre l’avantage », confie le dirigeant.

L’autre point dur pour Citroën réside dans les ventes aux loueurs, où la performance est jugée insuffisante. Pour rebondir sur ce canal, la marque attend avec impatience le C5 Aircross, qui arrive en début d’exercice 2019. Bien accueilli par les clients, le C3 Aircross se heurte depuis janvier à des délais de livraison considérables (entre 8 et 9 mois en début d’année). De fait, le modèle n’a représenté que 15% des commandes VP du réseau sur les premiers mois. « Le mix de vente vient de dépasser les 20% et nous allons atteindre une situation quasi-normale fin août, avec des délais qui vont se raccourcir fortement », indique Amaury de Bourmont, qui vise un mix autour de 22-23% à terme pour le C3 Aircross.