Si le président américain Donald Trump renforce les droits de douane contre les importations d'automobiles européennes, comme il a menacé de le faire jeudi 30 août auprès de l'agence Bloomberg, "alors nous le ferons aussi", a déclaré M. Juncker à la chaîne allemande ZDF.

"Nous sommes convenus avec le président Trump d'une sorte de cessez-le-feu en ce qui concerne les nouvelles taxes sur les voitures", a expliqué le chef de l'exécutif bruxellois, rappelant son déplacement fin juillet à Washington pour tenter d'endiguer les sanctions commerciales croisées entre Europe et Etats-Unis.

"Comme cela peut arriver avec les trêves, elles sont parfois en danger, mais elles sont respectées", a insisté M. Juncker.

Mais le président américain a ravivé jeudi les craintes d'escalade de la guerre commerciale en déclinant auprès de Bloomberg l'offre de l'Union européenne de renoncer de part et d'autre aux droits de douane sur les importations d'automobiles.

"Leurs consommateurs ont l'habitude d'acheter leurs voitures, pas d'acheter nos voitures", a souligné M. Trump, qui s'est souvent dit irrité par le fait de voir des Mercedes dans les rues de New York.

La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström avait affirmé jeudi que Bruxelles était prête à "réduire à zéro" les droits de douane sur les automobiles américaines, mais à condition que "ce soit réciproque", devant une commission au Parlement européen.

L'échec de cette issue possible ramène aux menaces de M. Trump au printemps, qui envisage d'imposer une taxe de 25 % sur les voitures importées et a demandé au ministère du Commerce de se pencher sur la question.