Spécialisée dans le traitement interactif des données automobiles, l’entité New General Company déploie depuis 2011 sa marque Autoviza. Celle-ci réalise des rapports historiques qui visent à retracer la vie d’un véhicule d’occasion : le nombre de propriétaires, le profil de ces propriétaires (particulier, société...), l’entretien, les réparations, l’accidentologie... Autant de données précieuses, qui permettent d’apporter de la transparence, d’éviter les mauvaises surprises et de rassurer l’éventuel acquéreur d’un VO, mais qui se révèlent toutefois difficiles à recueillir et à recouper. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aucune société ou document ne fait autorité à ce jour en France en la matière. « Nous ne sommes pas confrontés à des organismes qui bloquent l’accès aux données, en revanche certains ne perçoivent l’intérêt qu’ils ont à nous fournir leurs informations, observe Marc Rampon, fondateur d’Autoviza. Nous avons acquis au fil des années une solide expérience dans le traitement des données. Il s’agit d’un travail de détective, qui réclame du temps, pour rechercher les informations et ensuite s’assurer de leur cohérence ».

Proposés respectivement aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les documents Carfax et AutoSheck font figure de référence sur ce sujet. En Belgique, le Car-Pass s’est également imposé dans les transactions de véhicules d’occasion. En France, la société Autorigin tente également de se frayer un chemin sur ce marché. « Quand nous achetons un bien immobilier, nous disposons d’un historique complet et transparent. Je pense qu’il y a une prise de conscience des acheteurs de voitures et une volonté de plus en plus marquée de pouvoir disposer d’un historique complet du véhicule », juge Marc Rampon. A ce stade, les rapports Autoviza permettent de visualiser le nombre et le profil des anciens propriétaires et de savoir si le véhicule a été endommagé gravement.

Transparence accrue sur certains véhicules importés


Depuis le 15 octobre 2018, suite au partenariat conclu avec Carfax, la société est en mesure de délivrer des informations complémentaires sur les véhicules importés depuis l’Italie, l’Espagne et les pays scandinaves (et prochainement la Belgique). Le dirigeant estime qu’il peut fournir des données pour un quart des véhicules importés dans l’Hexagone. En revanche, l’autorité de protection des données personnelles allemande bloque les démarches concernant les VO immatriculés dans le pays. « Nous discutons avec beaucoup d’acteurs pour continuer d’enrichir nos rapports chaque année. Nous avons fait la moitié du chemin en termes d’informations recueillies. Sur certains éléments, comme l’accidentologie ou les données à caractère administratif, nous sommes au même niveau que Carfax », indique Marc Rampon. L’historique des réparations, des opérations de maintenance et d’entretien d’un véhicule constitue le principal axe de développement. A ce jour, les « kits Autoviza vendeur » sont proposés gratuitement aux particuliers (ils seront facturés 15€ ensuite). La société propose des rapports de reprise ou de vente pour les professionnels, commercialisés dans le cadre de pack.

Autoviza revendique plus de 200 000 nouveaux rapports produits chaque mois.