Sale temps pour PGO automobiles, basé dans le Gard. Le 28 septembre dernier, le PDG de l'entreprise l'a déclarée en cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Nîmes. Moins de 10 jours après, "le ministère public avisé constate l'état de cessation des paiements et ouvre la procédure de redressement judiciaire" indique le tribunal.

Selon le jugement rendu, le passif actuel de PGO est de 10 875 697 €, sachant que son chiffre d'affaires est de 311 368 €. L'impasse financière est indiscutable, mais surtout, le tribunal a relevé les faits suivants : "Les difficultés trouvent leurs origines dans une relation très tendue entre le dirigeant de la société et l'actionnaire principal" car "il y a un manque de trésorerie important, l'entreprise étant délaissée par l'actionnaire principal". De plus, "les commandes chez les fournisseurs sont arrêtées depuis près d'un an, et la confiance des sous-traitants s'amenuise" souligne le tribunal gardois.

PGO Automobiles bénéficie pour l'instant d'une période d'observation de 6 mois, pendant laquelle un administrateur judiciaire est aux commandes. Sollicité par L'argus, celui-ci indique qu'il est "vraiment très prématuré" de parier sur une poursuite de l'activité ou sur une liquidation : "Il s'agit d'une procédure de relance avec un maintien de l'activité. Mais il nous faut plus de temps pour appréhender les différentes solutions" explique-t-il.

PGO emploie aujourd'hui 34 salariés et a distribué 9 véhicules neufs depuis le début de l'année. La production continue toutefois, des véhicules demeurent à livrer.