Le solde commercial de la France s'est globalement dégradé en 2018, selon les chiffres livrés par le Commerce extérieur. Ce service du ministère de l'Economie pointe en premier lieu "l'accroissement du déficit énergétique, qui s'explique par la remontée des cours du pétrole" pour expliquer le phénomène. Mais l'activité automobile a elle aussi contribué au déséquilibre de la balance.

Paradoxalement, les exportations comme les importations de véhicules neufs se sont révélées très dynamiques l'an dernier : +7,9% d'exportations de VN, des envois "qui progressent continuellement depuis 2014" et qui "atteignent 35,5 Milliards d'euros en 2018, soit un nouveau record de ventes" selon l'étude du Commerce extérieur.
Côté importations, la croissance est restée "très soutenue en 2018 (+7,1% en 2018 après +7,4%), en lien avec la poursuite à la hausse des immatriculations de voitures particulières neuves" signale cette même étude. De ce fait, "le déficit pour les produits automobiles se creuse très sensiblement (-2,5 milliards) et s'établit à 12,4 milliards" indique le Commerce extérieur.

Les chiffres d'entrées et de sortie des véhicules neufs sur le territoire illustrent bien la tendance. Concernant les véhicules à essence dont la cylindrée est comprise entre 1000 et 1500 cm3, ce sont 409 744 modèles qui ont été exportés depuis la France l'an dernier (+4,6%). Mais le volume entrant, toujours sur les mêmes cylindrée et énergie, a pour sa part progressé de 20,1% avec 580 670 importations, essentiellement en provenance d'Espagne et de Slovaquie.
Les importations de diesels ont pour leur part chuté, quelle que soit la cylindrée des véhicules. Ce sont par exemple 424 493 diesels de 1500 à 2500 cm3 qui sont venus d'Allemagne, d'Espagne et d'Italie l'an passé, soit -13,3%.