La France se sépare toujours de plus de VO qu'elle n'en importe, selon les chiffres du Commerce extérieur pour l'année 2018. Ce sont 166 728 véhicules légers (utilitaires inclus) qui sont sortis du territoire l'an passé, un chiffre en augmentation de 0,1%. Mais dans l'autre sens, la poussée s'est révélée bien plus franche : 108 443 voitures et camionnettes importées, soit +14,9% par rapport à 2017.

Ces chiffres globaux recouvrent de grandes disparités en fonction des énergies et des cylindrées de véhicules. Ainsi, la France a légèrement baissé ses exportations de voitures à essence : -4,4% (37 177 unités), et a ouvert grand les vannes de l'importation de ces mêmes modèles. Ce sont 61 072 autos à essence qui sont entrées sur le territoire en 2018 : +22,7%.

Mais dans un marché aussi "diésélisé" que la France, les principaux mouvements de véhicules concernent logiquement les diesels à l'exportation : 128 161 engins ont quitté le pays l'an passé, soit +1,8%. Ce qui ne signifie pas, pour autant, que les importations de diesels ont chuté. Elles ont progressé de 5,6%, pour se fixer à 46 473 entrées sur le territoire.

Les autres énergies ont pesé bien peu dans la balance commerciale des occasions. Concernant l'hybride, qu'il soit rechargeable ou non, les exportations ont baissé de 1,4%, tandis que les importations ont bondi de 315,1% (passage de 33 à 137 unités). Les électriques, enfin : -29% d'exportations, avec 1069 voitures "propres" qui ont laissé l'Hexagone. Les importations ont elles aussi chuté : -73%

Les pays de destination ou de provenance diffèrent grandement en fonction de la typologie des véhicules. S'il est un pays à retenir, c'est bien l'Allemagne. Que ce soit en exportation comme en importation, la mère-patrie de Goethe est de loin la plus grande partenaire de la France.
Autre tendance : les voitures à essence de faible cylindrée (en dessous de 1500 cm3) sont plutôt exportées vers les Pays-Bas, tandis que les plus puissantes (+3000 cm3) partent d'abord vers la Suisse et l'Andorre.

Les diesels, petits et gros, sont massivement exportés ou importés depuis l'Allemagne.
Quelques surprises, cependant : les 146 hybrides rechargeables exportées l'an passé sont partis respectivement en Polynésie, au Mexique et en Hongrie etc. Et pour les 1069 autos électriques exportées, leurs destinations finales ont d'abord été la Belgique, la Norvège et l'Allemagne.