Trop, c’est trop ! Si au bout de 40 ans d’existence, l’un des métiers d’une entreprise reste méconnu, il faut réagir. « Un choc de ne pas voir apparaître notre nom dans les différents Top 100 distributeurs de la presse. On nous connaît en tant que fabricant mais pas en tant que distributeur ». Fabien Boschetti, président de BASF Coatings Services France (groupe de chimie BASF), vient de comprendre que sa filiale de distribution de peinture automobile devait monter d'un cran, communiquer et travailler sa notoriété en tant que distributeur. Lors de la soirée anniversaire de BCSF, le dirigeant a donc tenu à rappeler les bons résultats et les raisons de son succès.

Tout d’abord les chiffres. BASF revendique détenir le réseau de distribution de peinture automobile (BCSF) leader en France, ainsi que de consommables destinés aux ateliers de carrosserie. Cette filiale réalise plus de 30 millions de chiffre d’affaire, détient 7 plateformes logistiques et 5 agences commerciales. Et ce sont 95 collaborateurs, dont plus de la moitié sur le terrain et une dizaine de techniciens qui œuvrent pour BCSF, créé en 1978. Il s’agit d’un réseau de distributeurs intégré mais complété par des partenariats avec des indépendants (20% du réseau). Ce modèle économique s’étend sur près de 20 pays dans le monde.

« Mais nous ne sommes pas qu’un distributeur, nous proposons une expertise pour mieux appréhender les attentes du marché, maîtriser la commercialisation et l’utilisation des produits afin d’assurer le business de nos clients. Le sens de notre métier est de leur garantir une gestion fiable et rapide de leurs achats, sans situation d’urgence ni de surstockage », souligne Fabien Boschetti.

Selon lui, la démarche de la filiale il y a des décennies aurait impulsé le développement des spécialistes peinture alors que la distribution de ces produits n’était réalisée que par des vendeurs de pièces détachées.

Outre la Feda qui est en cours d’écriture d'un référentiel métier de distributeur, BCSF souhaite désormais communiquer sur ses forces et cherche à les revendiquer. BCSF repose sur un point de distribution (24 à 48h avec les sept antennes), une offre globale (produits, équipement et services dédiés), un tarif national, trois marques (R-M, Glasurit et Rodim) un e-shop, un outil de gestion automatisée... « A la différence d’un logisticien, le distributeur physique se positionne comme un apporteur de solutions en amenant de la valeur ajoutée au-delà du produit. Un carrossier bien accompagné par son distributeur n’est jamais en rupture de stock et maîtrise son budget ». Le dirigeant continuera de faire valoir sa valeur ajoutée sur le marché de la peinture automobile, reste à connaître les actions qu’il mettra prochainement en place.