Le fabricant des Mercedes-Benz a confirmé son objectif pour son bénéfice d'exploitation (Ebit) en 2018, qu'il avait abaissé fin juin en raison notamment du conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine. Le groupe s'attend à un Ebit "légèrement inférieur" à celui de 2017.

Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset tablaient sur 2,15 milliards d'euros.

Le résultat au deuxième trimestre est plombé par des effets de change négatifs, des droits de douane plus élevés, ainsi que par un paiement à l'Etat fédéral allemand dans le cadre d'un accord sur le système de péage autoroutier.

Les ventes du groupe sont restés quasi stables à 833.005 unités vendues (+1 % sur un an) avec un chiffre d'affaires de 40,76 milliards d'euros (-1 % sur un an).

"Le deuxième trimestre a été marqué par une série de facteurs externes qui avaient un grand impact sur notre résultat", explique Bodo Uebber, directeur financier du constructeur.

L'opération des voitures Mercedes, la plus conséquente du groupe, souffrait des tarifs imposés par la Chine sur les importations de voitures fabriquées aux Etats-Unis, ainsi que de taux de changes moins favorables, indique le groupe. Le bénéfice d'exploitation de cette branche a baissé de 20 %, à 1,90 milliard d'euros.

Les utilitaires Mercedes ont enregistré une baisse de 56 % de leur Ebit, sur fond d'investissements dans de nouvelles technologies et de rappels d'unités dans le cadre du scandale du diesel.

Le ministère allemand des Transports avait ordonné en juin le rappel immédiat en Europe de 774.000 véhicules diesels Daimler, dont principalement des fourgons Vito, équipés de logiciels capables de fausser les niveaux d'émissions.

Le résultat des services financiers Daimler est amputé d'un paiement de 418 millions d'euros dans le cadre d'un accord entre l'Etat allemand et l'opérateur de son système de péage électronique pour poids lourds.

Toll Collect, un consortium détenu majoritairement par le constructeur automobile Daimler et l'opérateur téléphonique Deutsche Telekom, a versé quelque 3 milliards d'euros pour solder un conflit vieux de quatorze ans.

Daimler avait enregistré en 2017 une nouvelle année record, avec un bénéfice net en forte hausse de 24 % à 10,9 milliards d'euros par rapport à 2016, malgré le scandale des moteurs diesel truqués, qui continue de peser sur l'industrie automobile allemande.