Le groupe BMW vient d’annoncer qu’il révisait sa guidance pour l’exercice 2018. « Si nous l’avions intégré rapidement, force est de reconnaître que le règlement WLTP a généré quelques turbulences sur plusieurs marchés européens, notamment avec des réactions de la concurrence aussi intenses qu’inattendues. Grâce à la flexibilité de notre réseau industriel, nous avons pu réagir en conséquence, en réduisant notre planification de volumes, pour protéger notre rentabilité », indique un porte-parole du groupe.

D'autres facteurs ont aussi entraîné cette décision. Tout d’abord, des taux de change très nettement défavorables par rapport à 2017, ou encore des tensions commerciales mondiales qui influent plus fortement que prévu sur certains marchés. En outre, le groupe BMW a décidé d’intensifier ses investissements sur les mobilités du futur, dégageant un budget supplémentaire de l’ordre d’un milliard d’euros.

Face à cette situation, BMW joue la carte de la prudence et revoit ses ambitions financières à la baisse. Au lieu d’une légère progression de son chiffre d’affaires 2018 par rapport à 2017, le groupe table désormais sur un léger repli. La marge d’Ebit devrait être au moins égale à 7%, alors qu’elle était initialement attendue entre 8 et 10%. Le groupe parle donc d’un « effet significatif » sur la rentabilité de son activité automobile, même si son président du directoire, Harald Krüger, se veut rassurant : « Le groupe reste pleinement investi dans son ambition d’avoir un rôle moteur dans la transformation de l’industrie automobile ». Les grands axes du plan stratégique « Number One Next » sont confirmés à l’horizon 2025, dont le dépassement d’un seuil de rentabilité de 10%.