Cinq heures de négociation, et une Première ministre heureuse à son issue : Theresa May, qui dirige le Royaume-Uni, est parvenue à un accord avec les autorités européennes concernant la sortie de son pays du giron de l'Union. Cet accord est loin d'être définitif, car il doit encore être voté par les parlementaires anglais, ce qui ne parait pas aussi simple que cela.

Mais en attendant le vote, la SMMT, qui représente les intérêts des constructeurs présents de l'autre côté de la Manche, s'est félicitée du bout des lèvres : "Pour l'industrie automobile, il s'agit de limiter les dégâts du Brexit. L'ébauche d'accord est une étape positive visant à éviter les conséquences dévastatrices en cas de non-accord, tout en assurant une période de transition. Ce n'est toutefois qu'une première étape, les affaires ont besoin de certitudes et d'ambition quand il s'agit de se préoccuper du futur" a considéré Mike Hawes, le directeur du SMMT.

Depuis le début de l'affaire "Brexit", les constructeurs présents en Angleterre (Jaguar-Land Rover, BMW, Nissan...) ne cessent de militer pour qu'aucun droit de douane ne soit appliqué dans un sens ou dans l'autre une fois que la sortie de l'Union sera effective. Selon l'association des constructeurs européens ACEA, certains ont déjà pris les devants, en cumulant des stocks de pièces détachées destinés à faire tourner les usines en cas de remise en place des barrières douanières.
Le constructeur Jaguar-Land Rover vient de son côté d'inaugurer une nouvelle usine en Slovaquie, et ne cache pas qu'il y produira le plus possible de véhicules en cas de Brexit mal négocié avec l'Europe.