Comme l'on pouvait s'y attendre, la Commission européenne a décidé "d'ouvrir une enquête approfondie afin de vérifier si BMW, Daimler et VW (Volkswagen, Audi et Porsche) se sont entendues" selon ses termes. L'entente présumée aurait servi à "éviter toute concurrence en ce qui concerne le développement et le déploiement de technologies permettant de réduire les émissions des voitures particulières à moteur essence et diesel" détaille Bruxelles.

Selon le communiqué publié par la Commission, l'enquête porterait plus particulièrement sur les systèmes de dépollution SCR (diesel) et sur les "filtres à particules Otto" qui se montent sur les moteurs à essence. Ces systèmes et leur fonctionnement auraient fait l'objet de réunions de la part du "cercle des cinq" que sont BMW, Daimler, VW, Audi et Porsche.

Toutefois, "à ce stade, la Commission ne dispose pas de suffisamment d'éléments indiquant que ces discussions au sein du cercle des cinq constituaient un comportement anticoncurrentiel qui mériterait de faire l'objet d'un examen plus approfondi" explique-t-elle.

Les constructeurs mis en cause n'ont pas réagi le 18 septembre 2018. Ils l'avaient fait lorsque l'Autorité de la concurrence européenne avait diligenté une enquête voilà un an. Tous avaient nié la moindre volonté d'entente.