Les pays membres de l'Union et le Parlement européen se sont entendus : en 2025, les véhicules neufs devront émettre 80,7 g de CO2 par kilomètre au maximum. Cinq ans après, soit en 2030, la limite sera fixée à 59 g.

La synthèse aurait été obtenue de haute lutte, car outre ces niveaux d'émissions, le Parlement voulait aussi, à l'origine, imposer des quotas de vente de véhicules dits propres à chaque constructeur. Les quotas sont semble-t-il toujours prévus dans l'accord, mais aucune pénalité ne serait dorénavant envisagée si les constructeurs ne parviennent pas à les atteindre.

Ce texte a une nouvelle fois agacé toutes les parties prenantes. A commencer par les constructeurs, représentés par l'ACEA : "Cela peut paraître plausible, mais c'est totalement irréaliste eu égard à la situation actuelle" a fait savoir le secrétaire général de l'association. L'ACEA n'a pas hésité pas à agiter le chiffon rouge car "ces réductions extrêmement ambitieuses auront indéniablement un gigantesque impact sur l'ensemble des emplois de la chaine automobile" qui fait travailler 13,3 millions de personnes en Europe. De ce fait, l'ACEA réclame déjà un plan d'accompagnement pour la filière.

Tandis que les socialistes européens ont salué du bout des lèvres "un progrès indéniable, même si nous sommes loin du compte", l'association Transport and environment s'est elle  révélée fort déçue : "Cette nouvelle loi signifie qu'environ un tiers des véhicules neufs devront être électriques ou à hydrogène en 2030. C'est un progrès, mais ce n'est pas suffisant pour atteindre nos objectifs vis-à-vis du climat" a annoncé le spécialiste des véhicules au sein de l'association bruxelloise.

Cet accord n'est pas définitif. Il doit encore, entre autres, être voté en séance plénière du Parlement européen.