Bernard Bourrier, président de la branche du contrôle technique du CNPA et président du réseau Autovision, le répète à l'envi : "Un véhicule correctement entretenu passe le contrôle technique..."

Les premiers chiffres divulgués par l'administration française semblent le confirmer : 1,8% des véhicules contrôlés depuis le 20 mai auraient été affublés d'un "défaut critique" : "Les défaillances critiques les plus constatées sont relatives à des pneumatiques complètement usés, une efficacité du frein de stationnement très nettement insuffisante et une absence de fonctionnement de l'ensemble des feux stop" notent les services de l'Etat.
Selon Bernard Bourrier, le taux de contre-visites a lui aussi grimpé : il tournerait aux alentours de 28%, soit "environ 10% de plus" que le taux de refus observé en 2017.

Les centres de contrôle et leur personnel ont aussi commencé à appréhender le "nouveau" contrôle technique. Toujours d'après M. Bourrier du CNPA, le temps moyen d'une visite périodique aurait "augmenté de 5 à 10 minutes suivant les endroits", mais "on gagne 2 à 3 minutes par contrôle d'un mois sur l'autre". D'autre part, la frénésie d'activité observée en avril et en mai dernier (+60% de visites selon le CNPA) serait aujourd'hui terminée.

Redoutée de bien des automobilistes, la réforme du contrôle technique semble pour l'instant ne pas avoir été la source de souci majeur : "Cela s'est bien passé car cela a été maturé et préparé en amont, que ce soit par les centres comme par les contrôleurs. L'Etat n'a peut être pas joué son rôle au niveau de la communication à destination du grand public, mais le CNPA a répondu présent" analyse Bernard Bourrier.