Les trois constructeurs allemands de véhicules premiums n'ont pas pu compter sur le marché français pour embellir leurs bilans commerciaux globaux. Avec 8% du marché du neuf en 2018, le trio Audi-BMW-Mercedes a perdu 1,2 point de part de marché par rapport à 2017 et un peu plus de 20 000 ventes.
Un fait qui commence à devenir structurel, même si pour Audi surtout, le passage au WLTP a majoritairement été responsable du marasme : -21,5% de véhicules neufs immatriculés soit 14 108 unités, 0,7 point de pénétration perdu, et l'intégralité des modèles en baisse à l'exception des Q5 et A7. Avec 51 582 ventes de VP, 2018 a été l'année la plus faible d'Audi en France depuis 2010.

BMW n'a pas pour autant tiré profit des problèmes de disponibilité de son concurrent : 57 537 immatriculations, -6,2%, soit une perte de 3772 unités et un recul de pénétration de 0,3 point. Le bilan commercial a été sauvé par le X1 (12 249 ventes, +1,3%) et le X3, tandis que les berlines ont vu leurs immatriculations plonger. A l'exception de l'électrique i3 ! "Notre priorité dans un marché aussi volatil est une croissance profitable" avait fait savoir le 13 décembre dernier Pieter Nota, le directeur des ventes de BMW dans le monde.

Mercedes, enfin, est la marque qui a le mieux sauvegardé sa position sur le marché français l'an passé. Les ventes ont baissé de 3,2% pour se fixer à 65 808 immatriculations (2200 de moins qu'un an auparavant), la part de marché s'est tassée de 0,2 point. Parmi les modèles dits à volumes, seuls les Classe A et GLC, soit les deux premières ventes, ont fait état de résultats positifs avec respectivement +15,3% et +21,7%.