Il ne sera sans doute pas le seul à prendre en compte la nouvelle donne imposée par Donald Trump. Daimler est le premier grand groupe allemand à revoir à la baisse ses attentes de résultat pour 2018 en raison de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine...et à cause de l'entrée en vigueur du WLTP.


"Mercedes Benz doit anticiper des chiffres de ventes plus bas que prévu pour les SUV ainsi que des coûts plus élevés, qui ne pourront pas être répercutés aux clients", indique le groupe. Les rappels dans le cadre du "dieselgate" et de nouvelles normes environnementales pèseront également sur le résultat".


Le groupe s'attend pour 2018 à un Ebit légèrement inférieur au niveau de 2017.

Un gros exportateur des Etats-Unis vers la Chine


L'effet négatif d'une baisse des ventes en Chine ne peut pas être compensé par d'autres marchés.

Donald Trump a mis la semaine dernière ses menaces à exécution en annonçant l'imposition de nouvelles taxes douanières de 25% sur 50 milliards de dollars d'importations chinoises. Pékin a immédiatement répliqué, prévoyant des taxes notamment sur le soja, les voitures, les petits avions et le bœuf.

BMW et Daimler seront parmi les entreprises les plus touchées car les deux groupes allemands sont de loin les plus gros exportateurs d'automobiles des Etats-Unis vers la Chine.

Le dieselgate, version Daimler


Des rappels de voitures en raison du scandale des moteurs diesel truqués pèseront notamment sur les résultats de la branche des fourgons, où Daimler s'attend à un Ebit "bien inférieur à celui de l'année dernière".

Le ministère allemand des Transports avait ordonné la semaine dernière le rappel immédiat en Europe de 774.000 véhicules diesel Daimler équipés de logiciels capables de fausser les niveaux d'émissions.

L'exercice 2018 de Daimler sera également plombé par le nouveau standard européen de tests de pollution WLTP.

Cette procédure, censée mieux représenter le fonctionnement d'une voiture en conditions réelles, est aussi beaucoup plus longue et complexe, ralentissant ainsi la livraison de nouveaux modèles.

BMW maintient ses prévisions


De son côté, BMW a confirmé début ses ses prévisions pour 2018 d’un bénéfice imposable au moins égal à celui de l’année dernière et d’une marge d’exploitation de 8% à 10% dans son activité automobile.

Il a réalisé au premier trimestre 2018 une marge de 9,7%, soit 0,3 point de plus qu’il y a un an.