Créé en 2008, le service d’autopartage du groupe Daimler, baptisé Car2Go, déploie ses ailes pour la première fois dans la capitale Française avec une flotte de smart EQ fortwo. Si la première expérimentation française de la société, menée en 2012 à Lyon avec des Smart thermiques, s’est révélée rapidement infructueuse, cette incursion à Paris se concrétise dans un contexte plus favorable. Au même titre que Renault (avec Ada) et PSA, qui ont respectivement déployé leurs services Moov'in Paris et Free2Move en fin d’année 2018, Car2go vient se positionner sur un terrain à fort potentiel, longtemps couvert par le service Autolib’ du groupe Bolloré. Une exclusivité qui a ainsi empêché l’émergence d’autres acteurs.

La porte est désormais ouverte et Jean-Louis Missika, chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris et du développement économique de la capitale, informe que d’autres opérateurs se sont manifestés pour lancer leur flotte de véhicules dans Paris.« Le taux de motorisation est assez bas à Paris et beaucoup d’habitants cherchent à se débarrasser de leur véhicule et sont donc en quête de solutions de mobilité. Par conséquent, Paris offre des conditions idéales pour le concept d’autopartage sans station », observe Olivier Reppert, PDG de Car2go.

Un tarif à la minute


Car2go entend avoir un coup d’avance avec sa flotte de 400 smart électriques, disponibles à la fin du mois de janvier, qui sera complétée de 400 véhicules supplémentaires au cours de l’année. Le spécialiste de l’autopartage a opté pour une offre tarifaire qui se veut « simple », déjà éprouvée dans les autres villes où il est implanté : aucun abonnement mais un paiement à la minute, de 0,24€ dans les zones à moyenne demande à 0,34€ dans celles les plus plébiscitées. La société annonce un prix moyen autour de 0,29€. Passé les quinze premières minutes d’utilisation, la prolongation de réservation pour 20 mn supplémentaire est facturée 1,90€. Les utilisateurs peuvent également opter pour l’un des quatre forfaits proposés (17,90€ pour 2h jusqu’à 79€ pour 24h). « Ce modèle économique est le fruit de nos différentes expériences qui ont démontré que la simplicité et la souplesse étaient la clef sur ce marché », explique Olivier Reppert.

S’appuyer sur les bornes d’Autolib’


La filiale du groupe Daimler a pris le parti de s’appuyer sur les infrastructures de recharge existantes dans Paris intra-muros, notamment celles exploitées auparavant par les Bluecar d’Autolib’. « Nous incitons les clients à utiliser ces bornes », indique Olivier Reppert. Une fois la batterie descendue sous les 60%, les utilisateurs reçoivent 3€ de crédit s’ils branchent le véhicule à la fin de leur location.

Avec ce déploiement dans Paris, Car2go opère désormais dans 26 villes dans le monde, dont 15 en Europe, 10 en Amérique du nord et 1 en Asie (Chine). En plus de Paris, trois autres villes à ce jour (Stuttgart, Madrid et Amsterdam) disposent d’une flotte de véhicules électriques (Smart fortwo electric et Class B Electric Drive). La société revendique 3,6 millions de clients dans le monde, dont 2,1 millions en Europe, une flotte de 14 000 véhicules (dont 1 400 électriques) et plus de 80 000 locations par jour.

Suite à la validation par les autorités de la concurrence de la création d’une co-entreprise dédiée à la mobilité entre BMW Group et Daimler, l’offre de Car2go pourrait prochainement s’enrichir de modèles de la marque BMW.